La réorganisation du cabinet de Sonko au cœur de la polémique
La décision attribuée à Ousmane Sonko d’intégrer une dizaine d’anciens ministres dans son cabinet continue de susciter des réactions négatives. Parmi les voix les plus critiques figure celle de Lass Badiane, président du mouvement Dieum Kanam, qui conteste ouvertement les conséquences financières de cette mesure.
Selon Les Échos, Lass Badiane, qui se présente comme le « premier militant de Bassirou Diomaye Faye », ne décolère pas contre le maintien supposé de ces anciens responsables dans le circuit de rémunération de l’État.
Sa contestation ne porte donc pas seulement sur leur présence au sein du cabinet. Elle vise directement la question de leur prise en charge salariale et l’utilisation des ressources publiques pour assurer leur rémunération.
Cheikh Diba directement interpellé
Lass Badiane demande au ministre de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba, de prendre des mesures fermes afin que les anciens ministres concernés ne continuent pas à être payés.
D’après le quotidien, le responsable du mouvement Dieum Kanam réclame précisément que des directives soient données au directeur de la Solde pour mettre fin à leurs paiements.
Cette demande constitue une interpellation directe de l’autorité chargée de la gestion financière de l’État. Lass Badiane semble ainsi vouloir déplacer le débat du terrain exclusivement politique vers celui de l’exécution administrative des dépenses publiques.
En s’adressant personnellement à Cheikh Diba, il place le ministre devant une exigence claire : empêcher que les personnes visées continuent de percevoir une rémunération sur les fonds publics.
Une réaction toujours vive contre le « recyclage » d’anciens ministres
Les Échos souligne que Lass Badiane n’est toujours pas revenu de la décision de Sonko. Le terme de « recyclage », employé dans l’article, traduit la virulence des critiques formulées contre le retour d’anciens membres du gouvernement dans l’environnement institutionnel immédiat de l’ancien Premier ministre.
Pour le président de Dieum Kanam, ces nominations ne devraient pas automatiquement ouvrir droit à une prise en charge salariale par l’État. C’est dans cette logique qu’il demande une intervention de la direction de la Solde.
Le responsable politique ne se limite toutefois pas à cette première bataille. Il s’attaque également au maintien de passeports diplomatiques au bénéfice d’anciens membres de l’Assemblée nationale.
Des députés partis de l’Assemblée conserveraient leurs passeports diplomatiques
Dans un autre développement rapporté par Les Échos, des députés ayant quitté l’Assemblée nationale après le retour des titulaires bénéficieraient encore de certains avantages liés à leur ancien statut.
Parmi ces avantages figure le droit de conserver leur passeport diplomatique jusqu’à l’expiration du document.
Cette disposition est fortement contestée par Lass Badiane. À ses yeux, le départ de l’Assemblée nationale devrait entraîner la fin des privilèges associés à la fonction parlementaire, y compris l’utilisation d’un passeport diplomatique.
Le ministre des Affaires étrangères saisi
Face à cette situation, Lass Badiane a décidé de saisir le ministre des Affaires étrangères. Sa démarche vise à remettre en question la possibilité laissée aux anciens députés concernés de continuer à utiliser leur passeport diplomatique jusqu’à la fin de sa période de validité.
Cette nouvelle interpellation confirme la volonté du président de Dieum Kanam de mener une offensive plus large contre les avantages qu’il considère comme injustifiés après la cessation d’une fonction publique ou élective.
Après le ministre des Finances, sollicité sur le paiement des anciens ministres intégrés au cabinet de Sonko, c’est donc le chef de la diplomatie sénégalaise qui est appelé à se prononcer sur le sort des passeports laissés aux députés ayant quitté l’hémicycle.
Une double bataille contre les avantages liés aux anciennes fonctions
À travers ces deux prises de position, Lass Badiane concentre son offensive sur un même principe : la fin des avantages financés ou accordés par l’État lorsque leurs bénéficiaires ne remplissent plus les fonctions qui les justifiaient initialement.
D’un côté, il exige l’arrêt des paiements destinés aux anciens ministres recrutés dans le cabinet de Sonko. De l’autre, il conteste le maintien des passeports diplomatiques au profit de députés qui ne siègent plus à l’Assemblée nationale.
Les deux dossiers sont désormais portés devant les ministères directement concernés. Cheikh Diba est interpellé sur la Solde, tandis que le ministre des Affaires étrangères est saisi sur les documents diplomatiques.
La décision attribuée à Ousmane Sonko d’intégrer une dizaine d’anciens ministres dans son cabinet continue de susciter des réactions négatives. Parmi les voix les plus critiques figure celle de Lass Badiane, président du mouvement Dieum Kanam, qui conteste ouvertement les conséquences financières de cette mesure.
Selon Les Échos, Lass Badiane, qui se présente comme le « premier militant de Bassirou Diomaye Faye », ne décolère pas contre le maintien supposé de ces anciens responsables dans le circuit de rémunération de l’État.
Sa contestation ne porte donc pas seulement sur leur présence au sein du cabinet. Elle vise directement la question de leur prise en charge salariale et l’utilisation des ressources publiques pour assurer leur rémunération.
Cheikh Diba directement interpellé
Lass Badiane demande au ministre de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba, de prendre des mesures fermes afin que les anciens ministres concernés ne continuent pas à être payés.
D’après le quotidien, le responsable du mouvement Dieum Kanam réclame précisément que des directives soient données au directeur de la Solde pour mettre fin à leurs paiements.
Cette demande constitue une interpellation directe de l’autorité chargée de la gestion financière de l’État. Lass Badiane semble ainsi vouloir déplacer le débat du terrain exclusivement politique vers celui de l’exécution administrative des dépenses publiques.
En s’adressant personnellement à Cheikh Diba, il place le ministre devant une exigence claire : empêcher que les personnes visées continuent de percevoir une rémunération sur les fonds publics.
Une réaction toujours vive contre le « recyclage » d’anciens ministres
Les Échos souligne que Lass Badiane n’est toujours pas revenu de la décision de Sonko. Le terme de « recyclage », employé dans l’article, traduit la virulence des critiques formulées contre le retour d’anciens membres du gouvernement dans l’environnement institutionnel immédiat de l’ancien Premier ministre.
Pour le président de Dieum Kanam, ces nominations ne devraient pas automatiquement ouvrir droit à une prise en charge salariale par l’État. C’est dans cette logique qu’il demande une intervention de la direction de la Solde.
Le responsable politique ne se limite toutefois pas à cette première bataille. Il s’attaque également au maintien de passeports diplomatiques au bénéfice d’anciens membres de l’Assemblée nationale.
Des députés partis de l’Assemblée conserveraient leurs passeports diplomatiques
Dans un autre développement rapporté par Les Échos, des députés ayant quitté l’Assemblée nationale après le retour des titulaires bénéficieraient encore de certains avantages liés à leur ancien statut.
Parmi ces avantages figure le droit de conserver leur passeport diplomatique jusqu’à l’expiration du document.
Cette disposition est fortement contestée par Lass Badiane. À ses yeux, le départ de l’Assemblée nationale devrait entraîner la fin des privilèges associés à la fonction parlementaire, y compris l’utilisation d’un passeport diplomatique.
Le ministre des Affaires étrangères saisi
Face à cette situation, Lass Badiane a décidé de saisir le ministre des Affaires étrangères. Sa démarche vise à remettre en question la possibilité laissée aux anciens députés concernés de continuer à utiliser leur passeport diplomatique jusqu’à la fin de sa période de validité.
Cette nouvelle interpellation confirme la volonté du président de Dieum Kanam de mener une offensive plus large contre les avantages qu’il considère comme injustifiés après la cessation d’une fonction publique ou élective.
Après le ministre des Finances, sollicité sur le paiement des anciens ministres intégrés au cabinet de Sonko, c’est donc le chef de la diplomatie sénégalaise qui est appelé à se prononcer sur le sort des passeports laissés aux députés ayant quitté l’hémicycle.
Une double bataille contre les avantages liés aux anciennes fonctions
À travers ces deux prises de position, Lass Badiane concentre son offensive sur un même principe : la fin des avantages financés ou accordés par l’État lorsque leurs bénéficiaires ne remplissent plus les fonctions qui les justifiaient initialement.
D’un côté, il exige l’arrêt des paiements destinés aux anciens ministres recrutés dans le cabinet de Sonko. De l’autre, il conteste le maintien des passeports diplomatiques au profit de députés qui ne siègent plus à l’Assemblée nationale.
Les deux dossiers sont désormais portés devant les ministères directement concernés. Cheikh Diba est interpellé sur la Solde, tandis que le ministre des Affaires étrangères est saisi sur les documents diplomatiques.