Saint-Louis : Quand une mémé échappe de peu à la prison pour une affaire de recel de bonbonne de gaz.


Saint-Louis : Quand une mémé échappe de peu à la prison pour une affaire de recel de bonbonne de gaz.
N'eût été son âge , Mme F., une sexagénaire, allait gagner un séjour carcéral tous frais payés à la prison de Saint-Louis. Vendeuse au marché, elle avait acheté à vil prix, une bonbonne de gaz auprès d’un jeune homme. Cette acquisition qui passait, à ses yeux, pour une bonne affaire, lui a valu d’être attraite à la barre pour répondre des faits de recel et d’écoper une peine d’avertissement.
 
Cette affaire, c’est la partie civile, une dame d’environ cinquante ans qui l’a racontée aux juges. ‘’C’est la 4e fois qu’on me vole mes bonbonnes de gaz. Et toujours, c’est entre 14 et 15 heures que ces vols sont commis chez moi. La dernière fois, j’étais en train de déjeuner dans ma chambre. C’est alors que ma bonne (employée domestique) m’a informé de la disparition de mes deux bonbonnes de gaz. Je suis sortie rapidement pour aller à la recherche de mes biens volés. C’est alors qu’un voisin, venu aux faits, m’a signalé que c’est lui (le doigt pointé vers le prévenu) qui en est l’auteur’’, a déclaré Mme Dièye.
 
Elle venait d’accuser, ouvertement, encore une fois, le prévenu I. Ndiaye. Celui-ci, manque de pot, est connu des fichiers. Mécanicien, il avait été condamné plusieurs fois pour divers délits dont un pour vol, à 2 ans d’emprisonnement ferme. Conduit, ce matin-là devant les juges, il répondait également des faits de vol avec effraction au préjudice de M. B. Mais aussi de vol en réunion.
 
Ce dernier, dans une déposition faite à la police, raconte qu’il revenait de chez un ami quand, vers 22 h 30, il a vu le prévenu dans la véranda avec, par devers lui, une marmite, un ventilo et d’autres bagages. J’ai d’abord crié au voleur et j’ai réussi à le maîtriser. J’ai pu noter que la porte de ma chambre a été défoncée. J’ai alors appelé la police. Constat a été alors fait du vol de quelques objets dont une bonbonne de gaz et un ventilateur, par la victime. 
 
Conduit devant le juge, le prévenu indique avoir été impliqué dans cette affaire par un de ses amis. ‘’J’ai vu Thierno avec les deux bonbonnes. Il m'a demandé de l'accompagner au marché et qu’il voulait aller les écouler. Alors j’ai pris une des deux et suis parti. En route, il m’a dit d’aller de mon côté, le vendre et qu’il me donnerait, ma commission, une fois le produit vendu. Je me suis alors rendu au marché. Il y avait des policiers aux alentours, au moment où la dame marchandait la bonbonne’’, a indiqué le prévenu. Celui-ci d’ajouter qu’il a été trouvé devant sa maison par un voisin qui l’a accusé de vol. ‘’Je lui ai dit que j’ai arrêté de voler. Mais il m’a reproché le vol d’objets de moindre valeur. Alors que, dans le temps, je ne volais que des objets de valeur. Aujourd’hui, je me suis reconverti. Malgré toutes mes explications, il m’a séquestré chez lui avant d’appeler de l'aide’’, a confié le sieur Ndiaye. Arrêté puis conduit devant le juge, le mis en cause a continué de clamer son innocence. Il a tenté de faire croire qu’il a été floué par son ami Th. 
 
L’acquéreuse de l’objet volé, elle, dira n’avoir acheté qu’une seule bonbonne. ‘’C’est une seule bonbonne qu'il m’a proposée et vendue. Je l'ai achetée à 6.000 F. C’était vers 15 h. Je ne sais pas pourquoi je l’ai achetée. Mais je puis vous assurer que je ne doutais pas que c’était le fruit d’un vol’’, a soutenu la prévenue avec un air de regret.
 
La partie civile qui dit avoir été dépouillée de ses bonbonnes, en réclamera le remboursement estimé à la somme de 39.500 F.



 
Le tribunal, dans son délibéré, rendu en cours d’audience a disqualifié les faits de vol avec effraction et de vol en réunion, en vol simple, contre le sieur I. Ndiaye. Et a condamné ce dernier à 2 ans d’emprisonnement. Quant à la mémé dont la culpabilité pour recel, a été retenue, elle a bénéficié de la clémence des juges. Ces derniers l’ont condamnée à 2 mois assortis de sursis en sus d’une amende de 50.000 francs.
 
Quid des dommages et intérêts réclamés par la partie civile, notification a été faite aux deux prévenus de payer solidairement les 39.500 francs réclamés.
Dimanche 20 Février 2022
Dakaractu



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