Saint-Louis : La raréfaction des produits halieutiques paralyse l’économie locale et inquiète les populations.


Saint-Louis : La raréfaction des produits halieutiques paralyse l’économie locale et inquiète les populations.
Le « Thiébou dieun », le plat le plus prisé des Saint-Louisiens est en ce moment très difficile à préparer à cause de la rareté du poisson. Aux marchés Tendjiguène, Ndar Toute et Pikine, la ressource se compte sur le bout des doigts. Aux abords du fleuve Sénégal et de ses petits bras où le poisson est capturé et vendu quotidiennement, le prix ont accru de manière vertigineuse.  En cette saison hivernale, il est très difficile de trouver des poissons de qualité. La sardinelle qui d’habitude coûtait peu cher, a connu une hausse. Pour la plupart des vendeuses de poisson, la situation est due à la fermeture des côtes Mauritaniennes pour cause de repos biologique. La non délivrance des licences de pêche ralentissant l’activité. Les changements climatiques et le vent qui sont source de danger en haute mer en période d’hivernage pour les pêcheurs, font que ces derniers sont interdits d’activité par les météorologues. Les pêcheurs ne peuvent pas alors s’aventurer très loin et même ne pas aller en mer.
Autant de facteurs qui concourent à la rareté du poisson à Saint-Louis et qui ont dangereusement fragilisé le secteur.
À Guet-Ndar, les acteurs sont inactifs. Quelques vendeurs et vendeuses regardent désespérément les dernières pirogues revenant de la mer sans produits halieutiques.
Une situation jugée difficile dans les concessions. Le riz au poisson est devenu un luxe en cette saison hivernale...
Samedi 22 Septembre 2018
Dakaractu



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