Prenant la parole lors du forum sous-régional de la FAPBEF-UEMOA consacré à l'intelligence artificielle, Sahid Yallou, président de l'Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Sénégal et directeur général d'Ecobank, a articulé son discours sur une question simple : ce que l'intelligence artificielle change réellement, au bout du compte, pour le client. Pour illustrer son propos, il a pris l'exemple d'un entrepreneur poussant la porte d'une agence bancaire. Celui-ci, a-t-il expliqué, ne s'interrogera pas sur la technologie employée, mais sur des résultats concrets : une meilleure évaluation de son risque, une réponse plus rapide, voire le financement d'un projet que les modèles traditionnels auraient eu du mal à appréhender. « C'est là que commence le véritable sujet », a-t-il affirmé, estimant que l'intelligence artificielle peut certes analyser plus vite, détecter une faute, mieux exploiter la donnée et automatiser certains processus opérationnels, mais que si elle ne permet pas, au bout de la chaîne, de mieux servir, mieux protéger ou mieux financer, le secteur « sera passé à côté de l'essentiel ».
Sahid Yallou a ensuite dressé un bilan des progrès accomplis en matière d'inclusion financière, tout en pointant une limite persistante : une personne peut aujourd'hui avoir accès aux moyens de paiement tout en restant éloignée du crédit, de l'épargne, de l'investissement ou du financement de son entreprise. Selon lui, la prochaine frontière n'est donc plus l'accès, mais l'usage, la qualité du service et la capacité effective à financer les économies de la région. C'est précisément sur ce terrain, a-t-il estimé, que l'intelligence artificielle peut devenir un véritable levier, à condition qu'elle permette de mieux connaître les clients, d'affiner l'appréciation du risque et de réduire le coût opérationnel.
Le dirigeant a toutefois insisté sur une conviction : dans le métier bancaire, il existe une chose qu'aucun algorithme ne peut remplacer, la confiance. Rappelant que les banques sont des institutions auxquelles les clients confient leur argent, leurs projets et parfois une partie de leur avenir, il a plaidé pour que la transformation en cours s'accompagne de règles claires en matière de sécurité, de protection des données, de transparence et de responsabilité. « L'intelligence artificielle peut nous aider à décider, elle ne pourra jamais décider à notre place, encore moins assumer la responsabilité qui en découle », a-t-il déclaré.
Appelant à ne devenir « ni spectateurs de cette transformation, ni fascinés par elle », Sahid Yallou a invité le secteur à mettre l'intelligence artificielle au service du métier bancaire, des clients, des entrepreneurs et du financement des économies de l'Union.
Sahid Yallou a ensuite dressé un bilan des progrès accomplis en matière d'inclusion financière, tout en pointant une limite persistante : une personne peut aujourd'hui avoir accès aux moyens de paiement tout en restant éloignée du crédit, de l'épargne, de l'investissement ou du financement de son entreprise. Selon lui, la prochaine frontière n'est donc plus l'accès, mais l'usage, la qualité du service et la capacité effective à financer les économies de la région. C'est précisément sur ce terrain, a-t-il estimé, que l'intelligence artificielle peut devenir un véritable levier, à condition qu'elle permette de mieux connaître les clients, d'affiner l'appréciation du risque et de réduire le coût opérationnel.
Le dirigeant a toutefois insisté sur une conviction : dans le métier bancaire, il existe une chose qu'aucun algorithme ne peut remplacer, la confiance. Rappelant que les banques sont des institutions auxquelles les clients confient leur argent, leurs projets et parfois une partie de leur avenir, il a plaidé pour que la transformation en cours s'accompagne de règles claires en matière de sécurité, de protection des données, de transparence et de responsabilité. « L'intelligence artificielle peut nous aider à décider, elle ne pourra jamais décider à notre place, encore moins assumer la responsabilité qui en découle », a-t-il déclaré.
Appelant à ne devenir « ni spectateurs de cette transformation, ni fascinés par elle », Sahid Yallou a invité le secteur à mettre l'intelligence artificielle au service du métier bancaire, des clients, des entrepreneurs et du financement des économies de l'Union.