Une scène aussi insolite qu’intrigante s’est déroulée dans le quartier Kabeum, à Sédhiou. Un militaire sénégalais, en congé dans sa famille, affirme être tombé par pur hasard sur une importante cache de drogue alors qu’il s’adonnait à des travaux de jardinage derrière sa concession familiale. Une découverte inattendue qui a aussitôt mobilisé les forces de l’ordre, rapporte L’Observateur.
Selon les informations du quotidien, le militaire, en service au camp de Goudiry, entretenait tranquillement son lopin de terre situé en bordure du fleuve lorsqu’il a mis la main sur un sac suspect dissimulé dans un coin retiré du verger. Intrigué, il décide de l’ouvrir. À l’intérieur : 45 sachets plastiques soigneusement conditionnés, remplis de chanvre indien.
Un geste de civisme salué
Pris de stupeur face à l’ampleur de la découverte, le militaire a immédiatement alerté la gendarmerie. Une réaction jugée responsable et citoyenne, souligne L’Observateur. Les forces de sécurité se rendent rapidement sur les lieux et confirment la présence de cette importante quantité de stupéfiants, manifestement dissimulée là dans l’attente d’être récupérée.
Plutôt que de procéder à une saisie immédiate, les gendarmes optent pour une stratégie plus audacieuse : piéger les éventuels propriétaires de la marchandise. Le sac est laissé sur place pendant 48 heures, sous surveillance discrète et continue, de jour comme de nuit, dans l’espoir de surprendre les trafiquants en flagrant délit.
Une surveillance sans résultat
Mais la manœuvre ne donnera rien. Durant deux nuits de filature silencieuse, aucun individu ne se présente pour récupérer la drogue. Selon L’Observateur, les auteurs de la cache semblent avoir flairé le danger ou se sont montrés particulièrement prudents. Toujours est-il qu’aucun mouvement suspect n’a été signalé sur le site.
Face à l’échec de cette opération de surveillance, les gendarmes décident finalement de procéder à la saisie officielle des 45 sachets de ce que les enquêteurs qualifient d’« herbe qui tue ». La drogue est immédiatement mise sous scellés.
Une enquête ouverte pour remonter le réseau
Le dossier a été transmis au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Sédhiou. Sans tarder, ce dernier a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’identifier les propriétaires de cette cache de stupéfiants, rapporte L’Observateur. Les investigations devront déterminer si cette découverte est liée à un réseau plus vaste de trafic de drogue opérant dans la région sud du pays.