SAINT-LOUIS : Serigne Moustapha Mbacké candidat à la présidentielle cloue au pilori le régime de Macky Sall.


En marge de la commémoration de la 43e édition du Magal des deux rakkas de Saint-Louis, Serigne Moustapha Mbacké Gaïndé Fatma a présenté son ouvrage « L’odyssée maritime : le Djihadiste ».


L’auteur a retracé l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba marquée par des exactions et brimades des colons. Serigne Moustapha Mbacké Gaïndé Fatma s’est appesanti sur l’actualité politique au Sénégal marquée par le parrainage. Selon lui, la solution pour sortir le pays de la crise politique c’est d’adopter une rupture catégorique avec le système actuel hérité des colons. « Ce qui nous permettra d’avoir trois branches judiciaires, car à ses yeux, " Dans ce pays, l’exécutif contrôle le judiciaire » a-t-il dit. Pour le candidat à la présidentielle, on n’est pas en démocratie au Sénégal. «C’est une démocratie maquillée», a-t-il martelé. Il propose de changer la constitution et de la modeler à l’image de la société sénégalaise. S’agissant du parrainage, le religieux trouve que c’est une loi adaptée qui permet d’éliminer des candidats potentiels et d’essayer de frauder. Il ne peut pas comprendre qu’en un temps si court qu’on puisse vérifier près de 65 000 signatures pour autant de candidatures déclarées. « Cela est impossible », lui semble-t-il. Mais en tout état de cause, M. Mbacké pense que le parrainage n’est pas une mauvaise chose. « C’est le système mis en place qui n’a pas adapté le parrainage pour essayer de faciliter ou de rationaliser les candidats, si ce n’est qu’une tentative de faire le forcing par rapport à la présidentielle de 2019 ». Face à ce hold-up, le chef de Nasru pense qu’il va falloir interpeller l’opinion internationale pour un climat apaisé dans le pays. Clouant au pilori le régime actuel, Serigne Moustapha Mbacké Gaïndé Fatma a diagnostiqué le mal dans la société sénégalaise dû au mauvais système éducatif où à l‘en croire, on n’apprend pas aux jeunes la vie et l’œuvre des grands hommes comme Cheikh Ahmadou Bamba, Maodo Malick Sy ou Cheikh Anta Diop, mais on leur restitue plutôt celles des français. La commémoration du Maggal des deux rakkas est une aubaine pour le Sénégal, selon Moustapha Mbacké qui a demandé à ses compatriotes de méditer sur l’œuvre du saint homme pour développer le Sénégal.

 
Jeudi 6 Septembre 2018
Dakaractu



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