Ruines des chemins de fer du Sénégal diagnostic, alerte et proposition de solutions immédiates « wallou cheminots yi »


Cheminots, Debout
 
La création du Secrétariat d'Etat au ferroviaire vous avait donné beaucoup d'espoirs, et l'opinion avait retenu que c'était une volonté manifeste de l'Etat à relancer le chemin de fer. Quelle déception. 
 
0- Rien que des promesses non tenues pendant des années 1- Aucune réforme n'a été appliquée; 2- Le Schéma institutionnel convenu avec tous les acteurs pour la création de trois sociétés et de centaines d'emplois, est rangé dans les tiroirs; 3- Le décret de répartition des services consacre la création d'une direction jamais créée et un centre de formation aux métiers du ferroviaire jamais lancé, preuve que cela n'était que du vent et mirage.
 
Pourtant chaque année, l'Etat du Sénégal investit plusieurs dizaines de milliards de nos francs pour la réhabilitation des routes au Sénégal, alors qu'il faut juste un dixième pour la réhabilitation de la totalité de la voie ferrée existante dans tout le territoire et l’acquisition de matériels roulants en plus de toutes les pièces de rechange. Qu'est ce qui empêche à 'Etat du Sénégal d'investir juste 10 milliards dans le réseau ferroviaire existant alors que 100 fois plus, soit près de  mille milliards sont engloutis dans le TER, de portée économique moindre sans succès garanti. 
 
Les bailleurs de fonds classiques refusent le financement des grands projets ferroviaires et des grandes réhabilitations. Ils demandent froidement la fermeture de certains tronçons si ce
n'est celle du chemin de fer en entier. C'est sous la pression des transnationales et des pétroliers que ces bailleurs de fonds penchent carrément pour la route au détriment du fer. La route c'est plus d'automobiles vendues, c'est plus de pétrole vendu.
 
La route s'est alors développée non pas en complémentarité du chemin de fer, mais en concurrent actif, dynamique et politiquement soutenu. N'oublions pas que les transporteurs routiers sont dans la majorité des régions, les supports politiques des régimes en place*. A cause de leur action, une politique des transports qui tienne compte de la réalité économique de nos pays n'a pu être appliquée.
 
N'est-il pas contradictoire d'appliquer le pesage dans le but de faire respecter le règlement 14 de l'UEMOA et en même temps de constater des dégradations plus importantes de nos routes sur les grands axes? Oui, la conséquence de l'application de la charge à l'essieu devrait être une réduction du budget alloué à la réhabilitation des routes qui ne supportent pas la surcharge sur de très longues distances. Le train a ce rôle que tous les pays émergents lui accordent, en plus de la réduction des risques liés aux incendies des citernes de fuel, des accidents des gros porteurs, et de la réduction des embouteillages à l'entrée et la sortie du Port de Dakar. Ce Port deviendra moins compétitif si la voie ferrée n'est pas réhabilitée pour améliorer la vitesse commerciale actuelle moyenne de 20 km/h, et par voie de conséquence les rotations possibles. Soit le port étouffe ou il sera contourné au profit des ports de pays voisins, moins accessibles pourtant, mais qui disposent de chemins de fer à même d'acheminer les marchandises vers l'hinterland. Dommage
 
L'indicateur de succès économique le plus sérieux n'est pas la croissance, mais le PIB. Le transport contribue à plus de 13% de cet indicateur au Sénégal. Pour accroître la création de richesses et aussi nos exportations, facteurs contributifs importants de notre PIB,  il est judicieux de mettre en scelle notre cheval de fer devenu un jouet en fer qui vit l'enfer.
 
 Le Plan sectoriel transport de notre pays est désuet et n’insuffle aucun souffle à la politique actuelle de transport menée par à coup jusque dans la pose des infrastructures. Il nous faut une nouvelle dynamique de transport adaptée, intelligente et multimodale.
 
Cheminots, Debout.
 
 Prenez votre destin en mains comme l'avaient fait ceux qui vous ont laissé cet héritage. Battez-vous, pour laisser à votre tour un héritage aux générations à venir. Les cheminots avaient résistés, au prix fort de leurs vies, de leurs dignités, d’Octobre 1947 à Mars 1948. 
 
Et vous ?
 
Vous ne devez jamais accepté d'être les témoins vivants de la fermeture de DBF. Unis, vous avez été plus forts que tous les Etats réunis, de Dakar à Niger, dispersés vous disparaîtrez bientôt. Au constat actuel que le cheminot n’obtient gain de cause qu’en menaçant le régime (de marcher, de se coucher sur la voie…), perdre de sa dignité, alors n’espérez jamais que ce régime est prêt à se préoccuper de votre sort, ni de votre dignité. Le régime actuel a donc montré la voie,  la contestation, pour lui faire entendre raison. Or, le chemin de fer, c'était plusieurs milliers d'agents épanouis ; aujourd'hui, le cheminot disparaît petit à petit du paysage de l'industrie de l'économie et du transport.    Les chemins de fer ont connu depuis notre indépendance beaucoup de difficultés dont la principale provenait du manque de définition d'une politique correcte des transports. Aujourd'hui encore, l'Etat peine à convaincre les acteurs du secteur, cause de plusieurs agitations des cheminots qui, jadis n'avaient point besoin de répéter une revendication, pour obtenir gain de cause.
 
 
 
Thomas SANKARA ne disait-il pas, je cite 
 
« L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère.»
 
Mon candidat s’engage à préserver le patrimoine en arrêtant immédiatement et sans condition toutes les constructions en cours dans les emprises ferroviaires. Il fera appliquer le décret le décret du 09 mai 1937 y relatif et repris le 11 juin 1990 ne son numéro 90-646. Il s’engage à faire arrêter les morcellements effectués par les services des domaines de Thiès et de Dakar sur les TF 116/TH et 7926/DG, nécessaires à la relance de l’activité ferroviaire et à son développement ; ainsi que sur tous les autres titres fonciers identifiés dans ce cadre.
 
Toutes les emprises illégalement spoliées et occupées seront reprises. Ainsi il compte accélérer le processus de mise en place de la société de patrimoine pour la gestion des actifs issus de la liquidation.
 
Mon candidat s’engage par conséquent avant cette première mesure, à clôturer cette liquidation qui a duré plus de 15 ans. Les actifs issus de cette liquidation seront gérés par la nouvelle société de patrimoine.
 
Mon Candidat s’engage à vider les contentieux concernant les 77 bis, les ex temporaires, etc...
 
Mon Candidat s’engage à injecter 75 Milliards, sur une durée de 5 ans, en vue de réhabiliter les tronçons les plus dégradés du réseau, ensuite d’acquérir le matériel roulant adéquat et les pièces de rechange dans le but d’atteindre 700 000 t jamais atteint par le chemin de fer depuis
l’indépendance, qui réalise aujourd’hui moins de 100 000t. Ces travaux qui mettront en priorité les tronçons les plus affectés, dureront 10 trimestres, délai d’approvisionnement compris.
 
Mon candidat s’engage à faire bénéficier aux cheminots et à leurs familles d’une prise en charge sociale et médicale digne d’un travailleur, pour la restauration de la dignité des fiers cheminots.
 
Mon candidat est ouvert à une implication des collectivités locales et des administrations locales pour une relance des chemins de fer dans les différentes localités du pays.
 
En somme, mon candidat pour qui l’enfance est liée au chemin de fer, fils de cheminot, porte le combat de la restauration de la dignité du cheminot et de la reprise des activités ferroviaires pour un nouveau départ.
 
 
Papa Alioune DIALLO Ingénieur de son Etat, Thiès Sénégal Démocratie Et République – HADJIBOU PRESIDENT 2019 Le 05 Octobre An 2018
Vendredi 5 Octobre 2018
Dakar actu



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