Rufisque / Sur les traces de la Covid-19 : Les vendeuses de fruits de Diamniadio étalent leur désarroi causé par la crise.


Elles sont plus d'une centaine de femmes dans ce secteur qui traversent actuellement une crise économique sans précédent. Ces vendeuses de produits horticoles sont des victimes de la Covid-19, selon Mami Ndongo.

« Nous sommes très impactées. Cela fait des mois qu'on traverse cette crise économique sans aucune aide des autorités », se désole t-elle. Un peu plus loin se trouve un autre étalage de fruit établi en face de la Nationale 1.
Des tonnes de melon en piteux état sont entassées. Une dame d'une trentaine d’années essaie de sauver ce qui peut l’être.
« J'ai perdu une somme importante dans ces produits. La mévente est trop importante. La marchandise est devenue difficile à écouler à cause de cette maladie. Des mois que cela se produit mais on n'a pas le choix, il faut travailler, mais c'est très difficile », a-t-elle ajouté. Marième Faye, la présidente du GIE Takku liguèye qui regroupe ces femmes a profité de cette occasion pour déplorer la pression de certaines banques qui n'hésitent pas parfois à exercer des pressions sur ces femmes qui traversent cette crise économique qui a aussi impacté ce secteur.
« Il y’a deux semaines de cela j’ai perdu beaucoup de marchandises dans un incendie causé par un camion malien. Malheureusement pour moi j'avais fait un prêt. En cette période de covid-19 c’est très dure de joindre les deux bouts. Il faut que l'Etat nous fasse des faveurs comme il le fait pour les autres secteurs avec les fonds de relance économique….. », a-t-elle déclaré.              
Dimanche 30 Août 2020
Dakaractu



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