Riposte contre Les épidémies : Mise en place souhaitée d’un fonds d’urgence dans la Loi de finances initiale.


La crise sanitaire a eu comme incidence au Sénégal, une baisse des recettes évaluée à 208 milliards de francs Cfa et des dépenses non prévues par l’État chiffrées à 8% du budget à cause du ralentissement économique dû à l’épidémie. Cela sort des propos du directeur de la Planification de la recherche et des statistiques (Dprs) du Ministère de la Santé et de l’Action sociale (Msas), le Dr Youssoupha Ndiaye. 
Des propos tenus dans le cadre d’un webinaire sur le thème "Financement pérenne de la santé face à une crise sanitaire’', organisé ce jeudi 23 juillet 2020 par Cicodev et Enda Santé en partenariat avec Osiwa. Rencontre au cours de laquelle il a abordé la question de savoir ‘’quelles approches de financement pour les crises : besoins et limites’’.
 
Cette baisse de recettes, évoquée par le Dr Ndiaye, est engendrée par la Covid-19. Cette crise sanitaire a bouleversé le monde et a obligé l’État à renoncer à des recettes. Mais cela est une situation qui n’est pas sans conséquence sur le budget national. C’est pour cette raison que partie prenante d’un webinaire, ce jeudi 23 juillet 2020, le Dr Youssoupha Ndiaye a relevé la nécessité pour le Sénégal de mettre en place un fonds  d’urgence dans la Loi de finances initiale (Lfi).
 
‘’Il nous faut la mise en place d’un fonds d’urgence dans la Lfi. Il est aujourd’hui nécessaire d’améliorer ‘’l’efficacité et le rendement des dépenses consacrées à la santé ; de renforcer le rôle de la société civile dans le plaidoyer pour le financement des situations d’urgence ; d’utiliser de manière efficiente des ressources consacrées à la santé ; d’assurer la mobilisation accrue de ressources domestiques et enfin de procéder à la planification du financement à long terme’’, a-t-il déclaré en terme de perspectives et de recommandations. Des recommandations qu’il légitime par l’urgence d’avoir beaucoup plus de ressources pour prévenir, mais aussi pour la prise en charge de ces urgences.
 
Dans son souci d’avoir des moyens de mener nos politiques sanitaires efficacement, il a fait état de ‘’plusieurs types de ressources qu’on a pu utiliser pendant cette Covid-19. Il s’agit de ressources domestiques et autres. Aujourd’hui, il y a un travail qui est en train d’être fait en termes de capitalisation pour valoriser tout ce qui a été fait par les collectivités territoriales mais aussi par la Secteur privé’’. 
 
Dans cette riposte, selon le Dr Ndiaye, il y a eu relativement des contraintes qui ont existé. Cette situation est survenue dans un contexte de crise économique et de rareté des ressources. L’une des contraintes majeures, en terme de ressources domestiques, c’est surtout le faible montant de la ligne budgétaire intitulée ‘’riposte rapide aux épidémies’’ ; mais aussi ‘’l’absence de disposition particulière au niveau des collectivités territoriales ; l’absence d’un mécanisme intégré de planification financière impliquant l’ensemble des parties prenantes. Selon lui, il faudrait qu’aujourd’hui la Covid-19 nous serve à réfléchir sur un modèle de planification intégrant l’ensemble des ressources et possibilités pour que, quand cela survient, il y ait beaucoup plus d’harmonie dans ce que nous faisons’’. Évocation a été faite au cours de ce webinaire de ‘’la diminution des recettes au niveau des structures de santé. Un fait causé par la faible fréquentation des services de santé.
 
En conclusion, il a rappelé que nous,  populations, aurons encore des urgences sanitaires. Ce sont, selon lui, des urgences qui auront un impact socioéconomique très important. D’où sa conviction de la nécessité d’avoir une planification, des ressources, entre autres. Ce qui, à l’en croire, fait que ‘’nous devons prioriser les ressources de l’État pour ces aspects. Le Drps en a profité pour plaider en faveur de la création ‘’d’une ligne budgétaire’’ permettant de mener des ‘’ripostes rapides aux épidémies.
 
Abordant le sujet qui porte sur les leçons à tirer de cette crise sanitaire, le Dr Youssoupha Ndiaye a relevé l’adaptation des mécanismes de financement au contexte de l’épidémie ; le recours aux mécanismes de financements en urgence des partenaires, la priorisation des interventions, entre autres...
 
Jeudi 23 Juillet 2020
Dakaractu




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