Le président du groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, Ayib Daffé, estime que le gouvernement aurait pu éviter le blocage actuel en s'y prenant plus tôt. Il s'exprimait ce mardi, après le report de l'examen du texte, et se dit favorable à un compromis. « Nous avons toujours fait preuve de disponibilité et d'ouverture », assure-t-il, rappelant que le projet de loi est une initiative du gouvernement. Selon le député, l'Exécutif a tardé à engager les discussions. « Nous nous sommes rendu compte qu'il y avait beaucoup d'insuffisances et beaucoup de désaccords, que nous n'avons pas manqué de mettre sur la table », explique-t-il. Le groupe a ainsi dû repousser la séance de commission, puis la plénière initialement prévue vendredi, le gouvernement n'ayant, selon lui, fait aucune concession sur les exigences formulées. Il salue toutefois l'appel au dialogue du Premier ministre, auquel la commission des Finances a répondu, ainsi que la disponibilité affichée aujourd'hui par le ministre des Finances.
Se prononçant sur d'éventuelles concessions de son camp, Ayib Daffé répond que les exigences de Pastef, portant sur cinq points et rendues publiques dans un communiqué du groupe, ne sont « pas insurmontables ». « Nous ne sommes pas dans la surenchère », affirme-t-il, jugeant « responsable » l'attitude du gouvernement et espérant que ce report débouchera sur un accord. Évoquant le financement des investissements, le député précise que son groupe ne remet pas forcément en cause toutes les coupes. Il refuse cependant que l'État s'endette auprès des partenaires extérieurs pour assurer des dépenses sociales, tandis que des fonds destinés à des investissements prioritaires sont réduits. Pour la subvention à l'énergie, il propose d'explorer une baisse des taxes, qui permettrait de diminuer la subvention et de dégager une marge budgétaire pour les investissements.
À deux mois de la fin de l'exercice, Ayib Daffé estime qu'il n'est pas opportun de reprogrammer des dépenses en cours d'année. Couper des investissements puis en engager d'autres qui n'étaient pas prévus dans la loi de finances initiale de 2026 lui paraît risqué. Il plaide plutôt pour un report en 2027 de certaines dépenses non programmées, option qu'il juge « beaucoup plus réaliste ».
Concernant l'augmentation du nombre de bourses de sécurité familiale, il dit ne pas s'y opposer, mais invite à mieux en évaluer l'impact. « L'objectif du gouvernement n'est pas d'accompagner la pauvreté, mais de sortir les gens de la pauvreté », souligne-t-il. Il rappelle que ces mesures figurent dans une loi de finances rectificative et non dans la loi initiale : « Quand on a des contraintes, on n'augmente pas encore ses charges. »
Se prononçant sur d'éventuelles concessions de son camp, Ayib Daffé répond que les exigences de Pastef, portant sur cinq points et rendues publiques dans un communiqué du groupe, ne sont « pas insurmontables ». « Nous ne sommes pas dans la surenchère », affirme-t-il, jugeant « responsable » l'attitude du gouvernement et espérant que ce report débouchera sur un accord. Évoquant le financement des investissements, le député précise que son groupe ne remet pas forcément en cause toutes les coupes. Il refuse cependant que l'État s'endette auprès des partenaires extérieurs pour assurer des dépenses sociales, tandis que des fonds destinés à des investissements prioritaires sont réduits. Pour la subvention à l'énergie, il propose d'explorer une baisse des taxes, qui permettrait de diminuer la subvention et de dégager une marge budgétaire pour les investissements.
À deux mois de la fin de l'exercice, Ayib Daffé estime qu'il n'est pas opportun de reprogrammer des dépenses en cours d'année. Couper des investissements puis en engager d'autres qui n'étaient pas prévus dans la loi de finances initiale de 2026 lui paraît risqué. Il plaide plutôt pour un report en 2027 de certaines dépenses non programmées, option qu'il juge « beaucoup plus réaliste ».
Concernant l'augmentation du nombre de bourses de sécurité familiale, il dit ne pas s'y opposer, mais invite à mieux en évaluer l'impact. « L'objectif du gouvernement n'est pas d'accompagner la pauvreté, mais de sortir les gens de la pauvreté », souligne-t-il. Il rappelle que ces mesures figurent dans une loi de finances rectificative et non dans la loi initiale : « Quand on a des contraintes, on n'augmente pas encore ses charges. »