La formation du gouvernement Al Aminou Lo a relancé une question constitutionnelle précise. Amadou Bâ, précédemment ministre et non reconduit dans le nouveau gouvernement, va-t-il reprendre son siège à l’Assemblée nationale ?
L’article 124 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale est sans ambiguïté sur le fond, mais laisse une marge de manœuvre sur la forme. Tout député nommé membre du Gouvernement ne peut siéger à l’hémicycle pendant la durée de ses fonctions. Son siège est alors provisoirement occupé par son suppléant de droit. Mais à la fin desdites fonctions, la suppléance cesse au plus tard un mois après, sauf en cas de renonciation écrite irrévocable. C’est précisément cette clause qui place aujourd’hui Amadou Bâ devant un choix.
Nommé ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme dans le gouvernement Ousmane Sonko II le 6 septembre 2025, il avait aussitôt cédé son siège à Amadou Mbaye Dia, premier suppléant sur la liste départementale de Thiès au scrutin majoritaire des législatives du 17 novembre 2024. Son non-maintien dans le gouvernement Al Aminou ouvre désormais la fenêtre constitutionnelle d’un mois pour se déterminer.
Deux options s’offrent à lui. La première est de revendiquer sa réintégration. Le Bureau de l’Assemblée nationale procéderait alors à son retour dans l’hémicycle, conformément aux dispositions du texte, mettant fin à la mission de son suppléant. La seconde serait de formaliser par écrit une renonciation irrévocable à son siège, actant définitivement la continuité du mandat d’Amadou Mbaye Dia.
Le choix d’Amadou Bâ sera donc autant politique que constitutionnel. Figure du Pastef à Thiès, ancien mandataire du candidat Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la présidentielle du 24 mars 2024, il devra arbitrer entre un retour à la représentation parlementaire et une éventuelle disponibilité pour d’autres responsabilités au sein du parti ou de l’exécutif. Le délai d’un mois ouvert par la Constitution est, dans tous les cas, incompressible.
L’article 124 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale est sans ambiguïté sur le fond, mais laisse une marge de manœuvre sur la forme. Tout député nommé membre du Gouvernement ne peut siéger à l’hémicycle pendant la durée de ses fonctions. Son siège est alors provisoirement occupé par son suppléant de droit. Mais à la fin desdites fonctions, la suppléance cesse au plus tard un mois après, sauf en cas de renonciation écrite irrévocable. C’est précisément cette clause qui place aujourd’hui Amadou Bâ devant un choix.
Nommé ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme dans le gouvernement Ousmane Sonko II le 6 septembre 2025, il avait aussitôt cédé son siège à Amadou Mbaye Dia, premier suppléant sur la liste départementale de Thiès au scrutin majoritaire des législatives du 17 novembre 2024. Son non-maintien dans le gouvernement Al Aminou ouvre désormais la fenêtre constitutionnelle d’un mois pour se déterminer.
Deux options s’offrent à lui. La première est de revendiquer sa réintégration. Le Bureau de l’Assemblée nationale procéderait alors à son retour dans l’hémicycle, conformément aux dispositions du texte, mettant fin à la mission de son suppléant. La seconde serait de formaliser par écrit une renonciation irrévocable à son siège, actant définitivement la continuité du mandat d’Amadou Mbaye Dia.
Le choix d’Amadou Bâ sera donc autant politique que constitutionnel. Figure du Pastef à Thiès, ancien mandataire du candidat Bassirou Diomaye Diakhar Faye à la présidentielle du 24 mars 2024, il devra arbitrer entre un retour à la représentation parlementaire et une éventuelle disponibilité pour d’autres responsabilités au sein du parti ou de l’exécutif. Le délai d’un mois ouvert par la Constitution est, dans tous les cas, incompressible.