Résilience aux changements climatiques : le PFNAC plébiscité par la Belgique.


La ministre de la Coopération au développement et de la Politique des grandes villes de la Belgique, en visite de travail au Sénégal du 27 au 30 octobre 2021, a dit toute sa satisfaction au contact des femmes transformatrices de produits halieutiques du GIE Bafio Ndial de Nangane Sokone encadrées par le PFNAC.
C’est à la lisière de la commune de Sokone, auprès de la mangrove, qu’est érigé le bâtiment offert aux femmes par le PFNAC (projet de promotion d'une finance novatrice et d'adaptation communautaire dans les communes autour des réserves naturelles communautaires) pour renforcer leur résilience aux changements climatiques. L’endroit utilisé comme unité de production et de transformation des produits tirés du plan d’eau, a reçu l’hôte du jour et sa délégation.
Une soixantaine de femmes, dont la tranche d’âge varie entre 20 et 60 ans, y travaillent et ont développé plusieurs filières génératrices de revenus dont l'exploitation de l’huitre (yokhoss), de l’arche (pagne), du murex (tuffa), du cymbium (yett), de la crevette et des poissons fumés).
Accueilli par l’édile de Sokone, la représentante du PNUD et les membres du PFNAC, Meryame Kitir accompagnée par l’ambassadeur de la Belgique au Sénégal et quelques journalistes belges, ont eu droit à tous les honneurs. 
À la suite de la présentation du site de Nangane Sokone par le commandant Abdou Diongue, une présentation des interventions du PFNAC sur le territoire national a été faite par le coordonnateur du projet, le colonel Moussa Fall, permettant à la délégation conduite par Mme Kitir, d’avoir une meilleure connaissance du projet.
 « Loin des rapports que je reçois et que je lis dans mon bureau, j’ai pu, aujourd’hui, constater de visu, le travail collégial effectué par l’État du Sénégal, la collectivité de Sokone et les populations de femmes que vous êtes », a souligné, Mme Kitir, devant l’audience constituée principalement de femmes.
La ministre belge s’est dit « très heureuse et impressionnée de voir comment le PFNAC a positivement impacté la vie de ces populations et particulièrement celle des femmes.  Ce projet renforce la résilience des femmes que vous êtes et lorsqu’on améliore la résilience des femmes, on améliore celle de la communauté entière ! Et, c’est là, une priorité de ma politique », a - t - elle expliqué, avant d’annoncer : « la Belgique va continuer à soutenir ce projet ».
Au-delà de l’infrastructure et du matériel de transformation des produits mis à la disposition des femmes du GIE, le PFNAC projette de matérialiser leur autonomisation et garantir la production à grande échelle.
Selon Moustapha Guèye, Maire de la commune de Sokone, « le PFNAC est un projet durable avec un impact positif sur la préservation de l’écosystème de la mangrove et sur la résilience des femmes qui sont les principales entrepreneures dans ce quartier de Nangane ».
Meryame Kitir et sa délégation, se sont retirées de l’unité de transformation des produits halieutiques de Nangane Sokone, sous les sonorités locales entonnées par les femmes qui ont exprimé leur « espoir de voir leurs doléances satisfaites dans un futur proche ».
 
 
 

Dimanche 31 Octobre 2021
Dakaractu



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