Reprise des cours : Le Cusems/A réclame ‘’des indemnités spéciales’’ et liste les ‘’vrais facteurs de perturbation’’.


Le gouvernement qui a décidé la reprise des enseignements et apprentissages, le 25 juin prochain et la tenue des examens (Cfee, entrée en 6e, Bfem, Bac, Bts, Cap, entre autres …) vient de buter sur le refus des enseignants. Ces derniers réunis au sein du Cusems/A ont donné le ton. Dans une vidéo longue de 14 minutes, Dame Mbodj, Secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire /Authentique (Cusems/A) a mis le doigt sur les conditions d’une bonne reprise des enseignements et apprentissages en relevant les ‘’vrais facteurs de perturbation’’, de l’école d’après Covid-19. 
 
‘’L’Etat veut faire le rattrapage en un mois pour organiser les examens. Et pour y arriver, c’est-à-dire organiser les examens dans les meilleures conditions, il lui faut, veiller à la tenue des compositions au terme de ce mois consacré au rattrapage des cours. Ce qu’il faut retenir donc, c’est que le gouvernement a décidé d’accorder aux élèves de passer en classe supérieure, sans avoir accumulé le temps de savoir nécessaire. Nous leur laissons le soin de prendre leurs responsabilités, parce que tout le monde sait que nous sommes nombreux à nous opposer à une telle décision. Une position que nous partageons avec des collectifs des parents d’élèves et du gouvernement scolaire’’, a dit en wolof, le syndicaliste. 
 
Dame Mbodj, de réclamer des indemnités pour ses pairs. ‘’Si l’Etat veut qu’on continue les cours durant ces deux mois qui ont toujours constitué des moments de vacances pour nous les enseignants, il faut qu’il nous accorde des indemnités spéciales. Ce n’est pas nous qui avions décidé de fermer les écoles. C’est une volonté que nous avait imposée le gouvernement. Les vacances scolaires vont débuter le 31 juillet. Donc, si au-delà de cette date, c’est-à-dire, pour les mois d’août et de septembre, l’Etat veut que nous, les enseignants, retournions en classe, des négociations s’imposent. Parce que ce sont deux mois de vacances pour les enseignants. Donc si l’Etat veut qu’on reprenne les enseignements, obligation lui est faite de nous accorder des indemnités spéciales. Des indemnités dont le montant sera déterminé à l’issue de concertations. Les autres acteurs des secteurs comme la santé et de la défense et de sécurité, ont profité des Fonds Covid-19, donc si on veut qu’on retourne en classe durant cette période hivernale, il est nécessaire qu’on discute’’, a-t-il ajouté. 
 
En plus aujourd’hui, poursuit-il, ‘’nous avons vu de grandes boites bénéficier de faveurs comme des exonérations fiscales, donc nous aussi réclamons une mainlevée sur les impôts sur le revenu. Les lenteurs administratives : aucun document n’a été signé depuis un bon moment. Des difficultés au niveau de l’enseignement technique et professionnel’’, ont été évoquées par le Cusems/A, nous n’accepterons pas que l’Etat hypothèque les carrières de nos collègues de ce sous-secteur. 
 
M. Mbodj, dans ses propos, a dénoncé la volonté de l’Etat d’octroyer des cartes  d’accès aux enseignants à la place de Carte professionnelle. Occasion qu’il a saisie pour exiger des Cartes professionnelles à tous ses collègues.  
Lundi 22 Juin 2020
Dakaractu




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