Reportage de la BBC sur le pétrole: La chambre africaine de l'énergie parle d'une "obsession de ternir l'image du Président Macky Sall" et prend la défense de l'industrie pétrolière


Les récentes révélations de la chaine BBC sur des soupçons de corruption dans l'attribution de blocs pétroliers et gaziers à British Petroleum par Timis Corporation ont fait réagir la Chambre africaine de l'énergie. Ainsi, depuis Johanesburg, elle rejette les accusations formulées par la chaine anglaise et trouve qu'il s'agit ni plus ni moins qu'une "sinistre course au jugement" et "une obsession de ternir le Président Macky Sall" qu'elle décrit comme un réformiste. Selon la Chambre africaine de l'énergie, la chaine anglaise a fait montre d'une incompréhension notoire du fonctionnement de l'industrie pétrolière dans son reportage. 

D'après la Chambre africaine de l'énergie qui s'appuie sur le code pétrolier sénégalais, l'acquisition des blocs par BP correspond bien aux processus d'appel d'offres en vigueur au Sénégal. Et de faire remarquer qu'avant son acquisition des concessions offshore Cayar Profond et St Louis Profond, BP avait procédé à des études et due diligences approfondies et appropriées afin de s'assurer de la propriété et de l'exploitation du bloc".  "Il en fut de même pour Kosmos Energy", ajoute la CAE. 

"Compte tenu des solides pratiques de BP et de Kosmos Energy en matière de conformité et des implications de la Loi américaine sur les pratiques de corruption à l'étranger (U.S. Foreign Corrupt Practices Act) et de la Loi anti-corruption du Royaume-Uni (U.K. Anti-Bribery and Corruption Act), il est impensable que BP ou Kosmos Energy aient conclu des accords si les conséquences ou modalités de l'attribution de ces licences étaient douteuses. Kosmos Energy a mené un exercice de due diligence intensif, qu’elle a envoyé à la Securities and Exchange Commission des États-Unis pour vérification et aucun acte répréhensible n’a alors été constaté", ajoute la CAE. Qui fait remarquer que toutes les procédures ont été respectées et l'attribution initiale du bloc a été faite avant que le président Sall ne soit élu président". 

Dans la même veine, la Chambre africaine de l'énergie d'indiquer que "toutes les enquêtes menées par de nombreux régulateurs sénégalais ont révélé que toutes les transactions s’étaient déroulées dans les meilleures conditions". 

Selon son président NJ Ayuk, les attaques de la BBC visent à ralentir les investissements dans les projets de l'industrie pétrolière et les investissements au Sénégal". "Le président Macky Sall a été un réformateur et a adopté des politiques de marché qui ont fait de l’avenir de l’industrie pétrolière sénégalaise un avenir brillant et qui offre des opportunités à tous les sénégalais", a déclaré NJ Ayuk, PDG de Centurion Law Group et Président de la Chambre.

De l'avis de Ayuk, le peuple sénégalais ne doit pas être dupe, non sans souligner que "l'industrie pétrolière est une aventure faite de risque, et les compagnies qui prennent des risques doivent être indemnisées. BP et Kosmos Energy sont des entreprises solides qui ont de grands projets pour le Sénégal et de très bons antécédents opérationnels en Afrique". Sous ce prisme, poursuit-il, il est injuste qu'elles soient diabolisées de cette façon lorsque tous les faits ne sont pas passés en revue.

"Grâce aux investissements dans le secteur de l’énergie et aux réformes du Président Macky Sall, la production de pétrole et de gaz au cours des 10 prochaines années injecterait des milliards de dollars dans l’économie sénégalaise et créerait près d’un million d’emplois", renseigne la CAE.  

 À cet égard, conclut le communiqué, il est important que des politiques intelligentes axées sur la croissance continuent d'être mises en œuvre pour assurer le développement du secteur.

Dans un reportage intitulé "Sénégal: un scandale à dix milliards de dollars", la télévision anglaise prétend que Timis Corporation touchera des royalties estimées entre 9 et 12 milliards de dollars sur les quarante prochaines années, promises par British Petroleum. Dans le même reportage, le frère du président Macky Sall est cité pour avoir, selon la BBC, reçu un salaire de 25 000 dollars pendant cinq ans. Il aurait, toujours selon la BBC, bénéficié d'un montant de 250 000 dollars via une société dont il serait le propriétaire. 

Une enquête a été ouverte au Sénégal pour faire la lumière aussi bien sur les contrats pétroliers en cause et la fuite d'un rapport de l'Inspection Générale d'État qui circule sur les réseaux sociaux. 
Lundi 17 Juin 2019
Dakaractu



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