En réponse aux déclarations de Monsieur Ousmane Tanor Dieng faites récemment en Allemagne lors de la célébration du 150ème anniversaire du SPD, serai-je assez perfide pour affirmer que Mr. Tanor Dieng est l’avocat des causes perdues et probablement l’homme des rendez-vous manqués. En adversaire du modèle libéral, Mr. Tanor Dieng a développé en Allemagne des idées simplistes et péjoratives sur le libéralisme. Ces déclarations illustrent à tous ceux qui en doutaient encore la vision étriquée que développe notre doyen sur les enjeux d’une Afrique émergente. On ne peut éternellement scruter l’avenir en regardant dans un rétroviseur et ensuite prendre l’autoroute en sens inverse sans s’exposer à la fatalité.
En héritier nostalgique du marxisme qui a engendré tant de malheurs et de déficit démocratique, Mr. Tanor Dieng fige le libéralisme dans une posture économique. Or, qui peut aujourd’hui avoir oublié que 40 années de gestion chaotique et obscure de l’Etat socialiste avaient plongé le Sénégal dans la spirale d’une pauvreté endémique ? Le libéralisme sert un projet de société dont l’objectif consiste à garantir les libertés réelles. Il est également dédié à faire reculer la misère et la pauvreté sur tout le continent en créant un futur pour chacun. Dans un continent qui affiche aujourd’hui une croissance économique de 5%, le libéralisme veut promouvoir une alchimie utile entre la création de richesse et la vigilance économique. Cette croissance doit être plus inclusive et équitable. Telle est notre vision ! Etre libéral, c’est avant tout veiller à la prospérité pour le plus grand nombre.
Pour nous, libéraux africains, un être humain n’est libre que s’il dispose concrètement des moyens pour l’être. Nous voulons créer les conditions du bien-être pour tous. Là où la liberté d’entreprendre, de créer, d’imaginer, d’inventer n’existe pas, il n’y a pas de liberté politique. Nous sommes attachés à l’idée d’un juste Etat qui assure l’égalité des chances. L’Etat de droit, la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, la liberté d’expression, l’initiative privée et le secteur privé comme moteur de la croissance et de l’emploi, le respect de la propriété privée, la transparence et la redevabilité dans la gestion des affaires publiques, la juste redistribution des fruits de la croissance, la solidarité sont autant de principes auxquels nous sommes fermement attachés.
Nous libéraux, nous voulons porter l’espérance et affronter les défis du XXIème siècle avec l’optimisme de la liberté. Nous sommes une force de progrès qui anticipe le futur et qui reste ouverte aux changements et aux réformes. Sans doute, nous faut-il aujourd’hui demander à Tanor Dieng qui, sans gêne et tout honte bue, s’est invité goulûment à la soupe libérale de quitter la posture de son positionnement dans une coalition dont le chef de file est un libéral et de lever ainsi toute forme de malentendu dont les plus roués des politiciens demeurent les champions ! Au nom de tous les libéraux africains, il me revient également de demander à Monsieur Ousmane Tanor Dieng qui soutient sans frisson que « le modèle libéral ne peut ni être adapté ni être simplement réformé pour répondre aux aspirations des peuples qui souffrent. Il a échoué, il doit être abandonné » d’être cohérent avec lui-même en quittant l’attelage auquel il ne croit plus s’il n’y a jamais cru.
Fait à Bamako, le 2 juin 2013
Olivier Kamitatu Etsu
Président du Réseau Libéral Africain
En héritier nostalgique du marxisme qui a engendré tant de malheurs et de déficit démocratique, Mr. Tanor Dieng fige le libéralisme dans une posture économique. Or, qui peut aujourd’hui avoir oublié que 40 années de gestion chaotique et obscure de l’Etat socialiste avaient plongé le Sénégal dans la spirale d’une pauvreté endémique ? Le libéralisme sert un projet de société dont l’objectif consiste à garantir les libertés réelles. Il est également dédié à faire reculer la misère et la pauvreté sur tout le continent en créant un futur pour chacun. Dans un continent qui affiche aujourd’hui une croissance économique de 5%, le libéralisme veut promouvoir une alchimie utile entre la création de richesse et la vigilance économique. Cette croissance doit être plus inclusive et équitable. Telle est notre vision ! Etre libéral, c’est avant tout veiller à la prospérité pour le plus grand nombre.
Pour nous, libéraux africains, un être humain n’est libre que s’il dispose concrètement des moyens pour l’être. Nous voulons créer les conditions du bien-être pour tous. Là où la liberté d’entreprendre, de créer, d’imaginer, d’inventer n’existe pas, il n’y a pas de liberté politique. Nous sommes attachés à l’idée d’un juste Etat qui assure l’égalité des chances. L’Etat de droit, la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, la liberté d’expression, l’initiative privée et le secteur privé comme moteur de la croissance et de l’emploi, le respect de la propriété privée, la transparence et la redevabilité dans la gestion des affaires publiques, la juste redistribution des fruits de la croissance, la solidarité sont autant de principes auxquels nous sommes fermement attachés.
Nous libéraux, nous voulons porter l’espérance et affronter les défis du XXIème siècle avec l’optimisme de la liberté. Nous sommes une force de progrès qui anticipe le futur et qui reste ouverte aux changements et aux réformes. Sans doute, nous faut-il aujourd’hui demander à Tanor Dieng qui, sans gêne et tout honte bue, s’est invité goulûment à la soupe libérale de quitter la posture de son positionnement dans une coalition dont le chef de file est un libéral et de lever ainsi toute forme de malentendu dont les plus roués des politiciens demeurent les champions ! Au nom de tous les libéraux africains, il me revient également de demander à Monsieur Ousmane Tanor Dieng qui soutient sans frisson que « le modèle libéral ne peut ni être adapté ni être simplement réformé pour répondre aux aspirations des peuples qui souffrent. Il a échoué, il doit être abandonné » d’être cohérent avec lui-même en quittant l’attelage auquel il ne croit plus s’il n’y a jamais cru.
Fait à Bamako, le 2 juin 2013
Olivier Kamitatu Etsu
Président du Réseau Libéral Africain