Réponse à Fadel BARRO de Y EN A MARRE « Macky SALL est bel et bien l’homme des ruptures et non du chantage et des avantages indus »


Depuis quelques temps, Monsieur Fadel BARRO coordonnateur du mouvement « Y en a marre » s’illustre par une brutalité verbale sans commune mesure à l’endroit du Président de la République et du gouvernement. Son discours corrosif, structuré par la caricature, la critique facile et parfois les sornettes, donne aujourd’hui l’impression que lui et son mouvement sont victimes soit d’un manque d’informations inexcusable soit d’un marasme doctrinal ou idéel à l’origine de la platitude de leur argumentaire. Mais bon, entre deux interprétations, disait le Président Abdou DIOUF, il faut toujours prendre la plus généreuse.
Ne critiquer rien que pour exister, une attitude plus que décevante.
La dernière sortie de Fadel BARRO dans un quotidien de la place consacre dans la méthode de « Y en a marre » une dualité entre inculture et antipathie. Extrait de son discours :
 « Nous ne pouvons pas dire que Macky Sall a baissé le coût de la vie, nous ne pouvons pas dire qu’il a résolu le problème du chômage, encore moins résolu définitivement la question de l’électricité. Macky n’est pas l’homme de la rupture tant attendu. Le Sénégal est comme une jolie femme qui, souvent, tombe amoureuse. Senghor l’a abusée, Abdoulaye Wade l’a trahie, nous avons fondé beaucoup d’espoir sur Macky Sall, mais ce n’est pas le prince charmant dont attend, malheureusement, le peuple ».
La métaphore de la jolie femme est révélatrice d’un état esprit que je me garderai de caractériser.   
Saurait été un manque de sérieux notoire que de promettre la résolution définitive du problème de l’énergie en un an. C’est aussi valable pour ce qui est de la problématique du chômage des jeunes. Le Président Macky SALL a pris des engagements sur la base d’une planification qu’il s’attèle à respecter en dépit d’un lourd passif hérité de son prédécesseur.
Faire le bilan du Président Macky SALL, quoiqu’un an c’est peu pour se prêter à cet exercice, c’est aussi parler des mesures révolutionnaires qu’il a prises dès son élection à la tête du pays. Illustration :
-          Renoncer volontairement à deux années de pouvoir dans une Afrique où la tendance est à la confiscation systématique du pouvoir. N’y a-t-il pas rupture ?
-          Une gouvernance vigoureuse, fondée sur un nouvel ordre de priorité et sur l’obligation de rendre compte. L’avènement de l’OFNAC en est la preuve. La rationalisation des maigres ressources du pays est devenue plus qu’une réalité. Je n’ai pas évoqué le retour aux circuits traditionnels de financement encore moins la résomption du déficit public. N’y a-t-il pas rupture ?
-          L’autorégulation initiée par le Président Macky SALL sur l’utilisation des fonds politiques. Ces deniers, discrétionnairement mis à la disposition du Président de la République ne sont plus distribués à la carte et selon la tête du client. N’y a-t-il pas rupture ?   
-          Sur le plan agricole, une campagne de commercialisation des produits agricoles, notamment de l’arachide, sans bons impayés avec l’opération « Teg Teggi » qui a très bien fonctionné. Ainsi, les huiliers, malgré la présence de nouveaux acteurs, ont collecté 52 223 tonnes d’arachide contre 34 357 tonnes en 2012. Ce qui correspond à 11.368.970.612 FCFA injectés dans le monde rural par les huiliers. Pour le coton, la production totale collectée est de 32 248 tonnes, contre 25 374 tonnes l’année dernière. Le financement injecté par la SODEFITEX est de 5.212.110.603 FCFA. Ceci, sans compter avec les nouveaux acteurs qui ont collecté près de 60 000 tonnes si l’on se fie aux demandes d’exportation adressées à la DPV. Ce qui représente au moins 16 milliards de francs Cfa. N’y a-t-il pas rupture ?
-          Sur le plan social, la volonté du nouveau régime de combattre l’exclusion et les inégalités sociales n’est plus à prouver avec l’inscription dans budget 2013 d’une dotation de  10 milliards de francs CFA destinés au démarrage de la CAPSU (Caisse Autonome de Protection Sociale Universelle) avec ses deux grandes composantes : la Couverture Maladie Universelle (CMU) et la Bourse de Sécurité Familiale (BSF). La bourse permettra rien que pour cette année 2013, à 50.000 familles vulnérables vivant avec moins de 350 f CFA/jour, de bénéficier d’une allocation annuelle de 100.000 F CFA. Ce n’est là que le début d’une vaste politique sociale pour un développement solidaire.  N’y a-t-il pas rupture ?   
-          La définition d’une nouvelle politique d’emploi qui prend en compte le besoin d’adaptation entre offre de formation et exigence du marché professionnel. N’y a-t-il pas rupture ?
-          Une politique de promotion de l’esprit civique pour favoriser émergence d’un nouveau modèle de citoyen imbu des valeurs de travail, de solidarité, de dignité et de tolérance. N’y a-t-il pas rupture ?
-          Le retour du Sénégal sur la scène internationale après plus d’une décennie d’isolement sur le plan diplomatique. L’organisation en 2014 par le Sénégal du sommet de la francophonie, la reprise des commissions mixtes, le ballet des chefs d’Etat et de gouvernement des plus grandes puissances sont autant d’éléments qui le corroborent.  N’y a-t-il pas rupture ?
Je ne m’éterniserai pas sur les mesures quoique toutes méritent d’être énumérées.
 Le souci du Président Macky SALL n’est pas de rassurer un individu ou un groupe d’individus, mais tout un peuple qui y croit encore parce que fondant son espoir sur des ruptures courageuses mises en œuvre par un Président de la République qui ne respire que pour une chose : rendre à ses concitoyens ce qu’il a reçu d’eux.  Aux apprentis sorciers, se former pour comprendre comment on conduit un Etat, vous met à l’abri des lectures et analyses légères, ne se fondant sur aucun argument scientifique. Ce qui, par contre, ne rassure personne.  
 
                                                                                                                                                                                                                                               Bara NDIAYE
 Membre de la Convergence des Jeunesses Républicaines
 
Et de la Convergence des Cadres Républicains.
Mardi 11 Juin 2013
Daddy Diop