Le Pr Souleymane Bachir Diagne a été la cible des étudiants de l’UCAD qui l’ont simplement déclaré persona non grata dans le temple du savoir. Ces étudiants ont même interrompu, rapporte l’APS, la première conférence inaugurale annuelle de rentrée de la Fondation Léopold Senghor. Une conférence que devait introduire à l'UCAD II le philosophe béninois Paulin Hountondji et pour laquelle le Pr Diagne a été choisi comme «répondant».
Ces étudiants l’indexent parce qu’il a dirigé le comité de pilotage de la Concertation nationale sur l'avenir de l'enseignement supérieur au Sénégal (CNAES), travail à l’issue duquel les frais d'inscriptions dans les universités publiques sénégalaises sont fixés à 25 000 francs Cfa, contre 5 000 francs avant. Et depuis, poursuit la même source, des étudiants s'opposent à cette décision et demandent son annulation, en usant parfois de la violence qui a connu une recrudescence depuis quelques jours à l'UCAD. Cette action d’hier des étudiants a été condamnée par Raphaël Ndiaye, Directeur général de la Fondation Léo Poète Senghor. «Le professeur Souleymane Bachir Diagne, est respecté partout dans le monde. Les divergences entre les étudiants et le rectorat de l'UCAD (…) ne devraient pas être» une raison pour les étudiants de venir perturber le déroulement de la conférence. Il souligne aussi que la fondation a préparé la conférence pendant six mois et que le conférencier, M. Hountondji, travaillait à sa communication depuis juillet dernier.