Relance de l’économie nationale éprouvée par le Coronavirus : Macky Sall charme le secteur privé français.


Invité d’honneur de l’Université d’Été du MEDEF, Macky Sall a fait un large plaidoyer pour le redeploiement des investisseurs sur le continent. Pour réussir son opération de charme, le chef de l’État sénégalais a utilisé les mots qui siéent.

« Depuis plusieurs années, l’Afrique affiche des taux de croissance supérieure à la moyenne mondiale. Et en dépit des défis devant nous, les pays africains sont dans une dynamique de construction et de progrès. Les pays sont stables, les gouvernements sont à la tâche, il y a une jeunesse instruite, qui entreprend et qui réussit. Des milliers d’hommes et de femmes qui travaillent, qui investissent, qui créeent des emplois et de la richesse. Toutes ces transformations positives restent dans l’angle mort de l’actualité parce que les mutations tranquilles à l'image des arbres qui poussent dans la forêt ne font pas de bruit. Il y a une Afrique qui bouge. L’afrique émergente est loin des stéreotypes qui la présente comme la face obscure de l’humanité. Le risque d’y investir n’est pas plus élevé que dans beaucoup d’autres régions du monde. À tous nos partenaires publics et privés, posez un nouveau regard sur l’Afrique et les africains. Ceux qui continuent de percevoir et d’analyser les dynamiques à travers des paradigmes périmés risquent d'être supris et en retard sur les rendez-vous de demain », a déclaré Macky Sall selon qui, le Sénégal s’inscrit dans la même dynamique. « Le Sénégal veut rester dans cette dynamique, avec le PSE à travers la séquence 2019-2023. Le programme d’actions prioritaires de cette phase 2 porte sur des secteurs cibles comme les infrastructures, les mines, l’énergie y compris l’exploitation du pétrole et du gaz à partir de 2023, l’agriculture et l’agrobusiness, la construction, le tourisme, la finance mais egalement les industries mais surtout l’économie numérique », expose le chef de l’État.

Cependant, la pandémie a révélé des points de vulnérabilité potentiels qui exposerait le Sénégal à des cas de rupture de fret ou de rétention par des pays exportateurs, relève Macky Sall qui fait ainsi allusion à l’agro-industrie, mais surtout à l’industrie pharmaceutique.

Pour parer à de telles eventualités, poursuit le chef de l’éxecutif sénégalais, un processus d’ajustement et d’accelération de ce programme d’actions prioritaires du PSE est entamé, à travers un nouveau programme de relance de l’économie nationale. A l’en croire, il s’agit en fait de donner une surpriorité à la souverrainté alimentaire (l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’industrie pharmaceutique et sanitaire).

Et Macky Sall d’ajouter : « Mais il s’agira surtout de booster l’industrialisation de l’économie. Parallèlement, les projets stratégiques des infrastructures et de l’énergie seront poursuivis. » Le président sénégalais indique que d’ici 2023, le PAP2 réajusté et accéléré requiert un financement de plus de 22 milliards d’euros dont le tiers est attendu du secteur privé local et étranger.

« Voilà les défis que nous voulons relever avec notre programme de relance de l’économie nationale. Je suis sûr que vous pouvez y contribuer. Vous connaissez le Sénégal et nous connaissons la qualité du savoir faire français. Aujourd'hui plus de 250 francais opérent au Sénégal pour plus de 30 000 emplois créés. Voilà ce qui nous permet de travailler ensemble sur des projets divers, parfois sophistiqués comme le projet du TER dont la première phase est en cours d'achèvement. Les atouts sont là, non négligéables tout comme il y a des défis à relever », décline-t-il tout en rappelant que les gouvernants sont tenus par des exigeances de délais et de qualité dans l’exécution des projets.
Jeudi 27 Août 2020
Dakaractu



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