Rejet de la liberté provisoire de l'étudiant Ousseynou Diop : Me Assane Dioma Ndiaye y voit la limite du système judiciaire sénégalais



L'étudiant Ousseynou Diop sera finalement jugé le 8 janvier prochain. Son procès qui devait se tenir aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Dakar pour actes et menaces terroristes, mercredi 26 décembre, a été reporté au motif que ses nouveaux avocats doivent avoir le temps nécessaire pour entrer dans le dossier. La défense en a profité pour introduire une demande de mise en liberté provisoire d'autant que pour les conseils du prévenu, ce dernier est légalement domicilié et ne peut être à l'origine d'un quelconque trouble à l'ordre public. 

Selon Me Assane Dioma Ndiaye, son client qui a atterri en correctionnelle alors qu'il risquait d'être jugé devant la chambre criminelle à formation spéciale habilitée à traiter les dossiers en lien avec le terrorisme, le préjudice déjà subi a largement couvert les faits pour lesquels Ousseynou Diop est poursuivi tels que prononcés par le magistrat instructeur dans son ordonnance de renvoi. 

Mais le tribunal ne l'a pas entendu de cette oreille. La liberté provisoire a été refusée à l'étudiant présenté comme un "crack" par ses proches. Pour le tribunal, le trouble à l'ordre public ne s'est pas réellement estompé. 

Suffisant pour révulser Me Ndiaye qui estime que cette démarche du juge pose problème. "Parce que nous sommes dans une dynamique de contestation. Nous plaidons la présomption d'innocence et quand on nous oppose un trouble qui serait consécutif à des actes qui seraient délictuels alors que la culpabilité n'est pas encore établie, ceci pose toujours la limite de notre système judiciaire basé sur des présomptions, sur des indices de culpabilité et sur une présomption de culpabilité", plaide déjà l'avocat...
Mercredi 26 Décembre 2018
Dakaractu



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