Takku-Wallu Sénégal au cœur d’une vive polémique
Depuis l’annonce du refus du groupe parlementaire Takku-Wallu Sénégal de saisir le Conseil constitutionnel contre la loi modifiant les articles L29 et L30 du Code électoral, les critiques pleuvent contre l’opposition parlementaire. Une décision qui suscite incompréhension, interrogations et attaques au sein même de la sphère politique sénégalaise.
Face à ce qu’il considère comme un « bashing » orchestré contre son camp, le député Abdou Mbow est sorti du silence depuis Phnom Penh, où il séjourne dans le cadre d’activités parlementaires internationales.
Dans un entretien accordé au quotidien Les Échos, le parlementaire défend avec fermeté la position de son groupe et règle ses comptes avec certains collègues de l’opposition.
« Une décision souveraine » assumée par Takku-Wallu
D’emblée, Abdou Mbow rappelle que le groupe parlementaire Takku-Wallu Sénégal a pris cette décision après « de larges discussions » et une « analyse approfondie du contexte politique actuel ».
Le député insiste sur le fait qu’il ne s’agit ni d’un recul ni d’une compromission avec le pouvoir. Selon lui, le groupe dirigé par Aïssata Tall Sall a volontairement choisi de ne pas interférer dans les tensions internes qui secouent actuellement le régime au pouvoir.
« Nous laissons la majorité face à ses propres responsabilités », explique-t-il dans les colonnes de Les Échos, tout en assurant que son groupe demeure vigilant quant à la préservation des acquis démocratiques.
Une charge frontale contre le régime Diomaye/Sonko
Au-delà de la question juridique, Abdou Mbow a surtout profité de cette sortie médiatique pour attaquer frontalement le pouvoir en place.
Le député affirme que son combat politique vise « le régime incompétent de Diomaye/Sonko », qu’il accuse d’avoir « déstructuré l’économie », « clochardisé les institutions » et fragilisé les libertés fondamentales.
Une déclaration musclée qui confirme le durcissement du discours de l’opposition parlementaire face au pouvoir actuel.
Tafsir Thioye et certains opposants dans le viseur
Le parlementaire n’a pas non plus épargné certains collègues de l’opposition, notamment Tafsir Thioye, qui avait publiquement critiqué les arguments avancés par Takku-Wallu Sénégal.
Abdou Mbow rappelle que plusieurs députés aujourd’hui critiques avaient refusé, par le passé, de rejoindre leur groupe parlementaire malgré les appels lancés pour construire un bloc fort de l’opposition.
Il souligne également que certains de ces élus avaient déjà refusé de soutenir des recours devant le Conseil constitutionnel ou encore des appels au boycott des séances de Questions d’Actualité au gouvernement.
Dans un ton particulièrement offensif, il lance : « On sait qui est qui à l’Assemblée, qui fait quoi avec qui. Que l’on ne nous provoque pas. »
Un appel à l’unité malgré les tensions
Malgré ces échanges tendus, Abdou Mbow assure que cette divergence stratégique ne remet pas en cause l’unité de l’opposition en vue de l’échéance présidentielle de 2029.
Dans Les Échos, il appelle les militants de l’APR ainsi que toute l’opposition à se mobiliser afin de construire une alternative crédible face au régime actuel.
Le député conclut enfin par un appel à tous les élus de l’opposition, membres ou non de Takku-Wallu Sénégal, à faire bloc à l’Assemblée nationale « sans complaisance et avec responsabilité ».
Depuis l’annonce du refus du groupe parlementaire Takku-Wallu Sénégal de saisir le Conseil constitutionnel contre la loi modifiant les articles L29 et L30 du Code électoral, les critiques pleuvent contre l’opposition parlementaire. Une décision qui suscite incompréhension, interrogations et attaques au sein même de la sphère politique sénégalaise.
Face à ce qu’il considère comme un « bashing » orchestré contre son camp, le député Abdou Mbow est sorti du silence depuis Phnom Penh, où il séjourne dans le cadre d’activités parlementaires internationales.
Dans un entretien accordé au quotidien Les Échos, le parlementaire défend avec fermeté la position de son groupe et règle ses comptes avec certains collègues de l’opposition.
« Une décision souveraine » assumée par Takku-Wallu
D’emblée, Abdou Mbow rappelle que le groupe parlementaire Takku-Wallu Sénégal a pris cette décision après « de larges discussions » et une « analyse approfondie du contexte politique actuel ».
Le député insiste sur le fait qu’il ne s’agit ni d’un recul ni d’une compromission avec le pouvoir. Selon lui, le groupe dirigé par Aïssata Tall Sall a volontairement choisi de ne pas interférer dans les tensions internes qui secouent actuellement le régime au pouvoir.
« Nous laissons la majorité face à ses propres responsabilités », explique-t-il dans les colonnes de Les Échos, tout en assurant que son groupe demeure vigilant quant à la préservation des acquis démocratiques.
Une charge frontale contre le régime Diomaye/Sonko
Au-delà de la question juridique, Abdou Mbow a surtout profité de cette sortie médiatique pour attaquer frontalement le pouvoir en place.
Le député affirme que son combat politique vise « le régime incompétent de Diomaye/Sonko », qu’il accuse d’avoir « déstructuré l’économie », « clochardisé les institutions » et fragilisé les libertés fondamentales.
Une déclaration musclée qui confirme le durcissement du discours de l’opposition parlementaire face au pouvoir actuel.
Tafsir Thioye et certains opposants dans le viseur
Le parlementaire n’a pas non plus épargné certains collègues de l’opposition, notamment Tafsir Thioye, qui avait publiquement critiqué les arguments avancés par Takku-Wallu Sénégal.
Abdou Mbow rappelle que plusieurs députés aujourd’hui critiques avaient refusé, par le passé, de rejoindre leur groupe parlementaire malgré les appels lancés pour construire un bloc fort de l’opposition.
Il souligne également que certains de ces élus avaient déjà refusé de soutenir des recours devant le Conseil constitutionnel ou encore des appels au boycott des séances de Questions d’Actualité au gouvernement.
Dans un ton particulièrement offensif, il lance : « On sait qui est qui à l’Assemblée, qui fait quoi avec qui. Que l’on ne nous provoque pas. »
Un appel à l’unité malgré les tensions
Malgré ces échanges tendus, Abdou Mbow assure que cette divergence stratégique ne remet pas en cause l’unité de l’opposition en vue de l’échéance présidentielle de 2029.
Dans Les Échos, il appelle les militants de l’APR ainsi que toute l’opposition à se mobiliser afin de construire une alternative crédible face au régime actuel.
Le député conclut enfin par un appel à tous les élus de l’opposition, membres ou non de Takku-Wallu Sénégal, à faire bloc à l’Assemblée nationale « sans complaisance et avec responsabilité ».