La relation entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale entre dans une zone de fortes turbulences. L’Observateur décrit une situation dans laquelle le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, doit désormais composer avec une Assemblée nationale dont la majorité politique ne lui serait plus favorable dans le contexte de la rupture politique avec Pastef.
Le quotidien estime que cette nouvelle configuration bouleverse profondément la capacité du chef de l’État à conduire sereinement certaines réformes. Plusieurs options seraient désormais envisagées, mais chacune comporte des risques politiques majeurs : chercher directement l’arbitrage populaire à travers un référendum constitutionnel ou attendre que les conditions juridiques soient réunies pour une éventuelle dissolution de la 15e législature, avec l’espoir de reconquérir ensuite une majorité parlementaire.
L’Observateur souligne que l’Exécutif semble, pour l’heure, écarter le scénario d’une confrontation institutionnelle ouverte et immédiate. Le chef de l’État privilégierait plutôt une révision constitutionnelle globale soumise au référendum, tout en tenant compte des délais légaux entourant une éventuelle dissolution.
Cette bataille institutionnelle s’est déjà déplacée sur le terrain juridique. L’Assemblée nationale a adopté, lundi 17 août 2026, à une majorité supérieure aux trois cinquièmes, la proposition de loi n°33/2026 portant modification de l’article 37 de la Constitution. Le texte étend notamment les obligations relatives à la déclaration et à la publication du patrimoine au président de la République, au Premier ministre ainsi qu’au président de l’Assemblée nationale.
Mais après son adoption, le Gouvernement a saisi le Conseil constitutionnel. D’après L’Observateur, l’Exécutif estime que certaines dispositions de cette proposition relèveraient d’un domaine réservé au pouvoir réglementaire et demande, sur cette base, qu’elle soit déclarée irrecevable. La saisine s’appuie notamment sur les dispositions invoquées de l’article 83 de la Constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Cette offensive juridique illustre la profondeur du bras de fer entre les deux pouvoirs. Dans un communiqué cité par le quotidien, l’Assemblée nationale a d’ailleurs décidé de suspendre la plénière qui devait être consacrée à l’examen de la proposition de loi, dans l’attente des conséquences de la saisine du Conseil constitutionnel. Les autres travaux parlementaires annoncés, notamment ceux relatifs à certaines commissions d’enquête ainsi qu’au projet de loi n°25/2026 sur la protection des infrastructures d’information critiques et la sécurité numérique, restent en revanche maintenus.
La question centrale demeure celle de la stratégie politique que pourrait choisir Bassirou Diomaye Faye. L’ancien député Alioune Souaré, interrogé par L’Observateur, considère qu’un référendum comporterait un risque politique plus important qu’une dissolution. Selon lui, une défaite lors d’une consultation référendaire serait interprétée comme un désaveu direct du chef de l’État. Il estime ainsi que l’option la moins risquée consisterait à attendre le délai légal permettant éventuellement de dissoudre l’Assemblée nationale et de tenter de reconquérir une majorité.
L’analyste politique Djibril Diop considère, pour sa part, que le président dispose encore d’une marge de manœuvre. Même sans contrôle du Parlement, le chef de l’État pourrait poser plusieurs actes politiques forts et, s’il choisissait le référendum, chercher directement le soutien populaire. Une victoire lui permettrait de renforcer sa position politique et de compliquer la stratégie de ses adversaires.
Mais un revers placerait nécessairement l’Exécutif dans une situation beaucoup plus inconfortable. L’Observateur souligne également le danger de voir une crise politique se prolonger et contaminer les domaines économique et financier.
Le président de la République semble ainsi confronté à un choix où aucune option n’est sans danger : affronter immédiatement l’épreuve populaire d’un référendum ou patienter jusqu’à ce qu’une éventuelle dissolution de l’Assemblée devienne juridiquement possible. Entre-temps, le Conseil constitutionnel apparaît comme un acteur central dans ce nouvel épisode de la confrontation entre l’Exécutif et le Parlement
Le quotidien estime que cette nouvelle configuration bouleverse profondément la capacité du chef de l’État à conduire sereinement certaines réformes. Plusieurs options seraient désormais envisagées, mais chacune comporte des risques politiques majeurs : chercher directement l’arbitrage populaire à travers un référendum constitutionnel ou attendre que les conditions juridiques soient réunies pour une éventuelle dissolution de la 15e législature, avec l’espoir de reconquérir ensuite une majorité parlementaire.
L’Observateur souligne que l’Exécutif semble, pour l’heure, écarter le scénario d’une confrontation institutionnelle ouverte et immédiate. Le chef de l’État privilégierait plutôt une révision constitutionnelle globale soumise au référendum, tout en tenant compte des délais légaux entourant une éventuelle dissolution.
Cette bataille institutionnelle s’est déjà déplacée sur le terrain juridique. L’Assemblée nationale a adopté, lundi 17 août 2026, à une majorité supérieure aux trois cinquièmes, la proposition de loi n°33/2026 portant modification de l’article 37 de la Constitution. Le texte étend notamment les obligations relatives à la déclaration et à la publication du patrimoine au président de la République, au Premier ministre ainsi qu’au président de l’Assemblée nationale.
Mais après son adoption, le Gouvernement a saisi le Conseil constitutionnel. D’après L’Observateur, l’Exécutif estime que certaines dispositions de cette proposition relèveraient d’un domaine réservé au pouvoir réglementaire et demande, sur cette base, qu’elle soit déclarée irrecevable. La saisine s’appuie notamment sur les dispositions invoquées de l’article 83 de la Constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Cette offensive juridique illustre la profondeur du bras de fer entre les deux pouvoirs. Dans un communiqué cité par le quotidien, l’Assemblée nationale a d’ailleurs décidé de suspendre la plénière qui devait être consacrée à l’examen de la proposition de loi, dans l’attente des conséquences de la saisine du Conseil constitutionnel. Les autres travaux parlementaires annoncés, notamment ceux relatifs à certaines commissions d’enquête ainsi qu’au projet de loi n°25/2026 sur la protection des infrastructures d’information critiques et la sécurité numérique, restent en revanche maintenus.
La question centrale demeure celle de la stratégie politique que pourrait choisir Bassirou Diomaye Faye. L’ancien député Alioune Souaré, interrogé par L’Observateur, considère qu’un référendum comporterait un risque politique plus important qu’une dissolution. Selon lui, une défaite lors d’une consultation référendaire serait interprétée comme un désaveu direct du chef de l’État. Il estime ainsi que l’option la moins risquée consisterait à attendre le délai légal permettant éventuellement de dissoudre l’Assemblée nationale et de tenter de reconquérir une majorité.
L’analyste politique Djibril Diop considère, pour sa part, que le président dispose encore d’une marge de manœuvre. Même sans contrôle du Parlement, le chef de l’État pourrait poser plusieurs actes politiques forts et, s’il choisissait le référendum, chercher directement le soutien populaire. Une victoire lui permettrait de renforcer sa position politique et de compliquer la stratégie de ses adversaires.
Mais un revers placerait nécessairement l’Exécutif dans une situation beaucoup plus inconfortable. L’Observateur souligne également le danger de voir une crise politique se prolonger et contaminer les domaines économique et financier.
Le président de la République semble ainsi confronté à un choix où aucune option n’est sans danger : affronter immédiatement l’épreuve populaire d’un référendum ou patienter jusqu’à ce qu’une éventuelle dissolution de l’Assemblée devienne juridiquement possible. Entre-temps, le Conseil constitutionnel apparaît comme un acteur central dans ce nouvel épisode de la confrontation entre l’Exécutif et le Parlement