La rentrée scolaire 2026-2027 se prépare sous tension. Le ministère de l’Éducation nationale a lancé un recrutement spécial de 2 527 enseignants, destiné notamment à renforcer les effectifs dans les établissements confrontés à des déficits de personnel et à accompagner les réformes du système éducatif.
Selon L’Observateur, les candidats retenus doivent bénéficier d’une formation d’immersion dans les Centres régionaux de formation des personnels de l’Éducation avant leur déploiement, avec l’objectif de les rendre opérationnels dès le mois d’octobre 2026.
Cette nouvelle opération intervient après un recrutement spécial de 2 000 enseignants en 2025. Au total, 4 527 enseignants auront ainsi été intégrés par ce mécanisme en deux années. En parallèle, le concours de recrutement des élèves-maîtres, le CREM, lancé au début du mois de juillet, a enregistré plusieurs milliers de candidatures.
C’est précisément cette coexistence entre un concours officiel et une nouvelle procédure exceptionnelle qui alimente la colère des organisations syndicales. Pour Sémou Ndao, secrétaire général du SIENS, la réponse au déficit d’enseignants ne doit pas se limiter à une logique quantitative. Il estime indispensable de vérifier le niveau académique, les aptitudes professionnelles, les compétences pédagogiques, la capacité à travailler avec les élèves, la disponibilité et l’adaptation aux contextes difficiles.
Le responsable syndical rappelle, selon L’Observateur, que lors du dernier recrutement de 2 000 enseignants, la majorité des personnes enrôlées ne disposaient d’aucune expérience professionnelle. Il juge dès lors nécessaire d’associer le recrutement à une véritable formation initiale ou à une mise à niveau adaptée, à une formation pratique, à un accompagnement lors de la prise de fonction et à un suivi professionnel durant les premières années.
Cheikh Mbow, directeur exécutif de la Coseydep, insiste également sur la qualification et la professionnalisation. Pour lui, le recrutement devrait respecter des standards précis : transparence et équité, organisation d’un concours, au moins neuf mois de formation et cohérence entre le processus de formation et le calendrier scolaire.
Les syndicats réunis au sein du G7 dénoncent, de leur côté, une initiative jugée opaque et un manque de concertation. Ils rappellent que le gouvernement avait présenté le recrutement spécial de 2024 comme le dernier du genre. La succession de recrutements exceptionnels — 5 000 en 2022, 2 000 en 2024 et 2 527 annoncés en 2026 selon les chiffres cités dans l’article — est interprétée comme le signe d’un défaut de planification.
Aliou Diouf, secrétaire général du Cusems, estime qu’un enseignant ne peut pas être correctement formé en seulement un mois et critique l’opacité qui aurait entouré l’opération de 2024. El Hadji Malick Youma, du Saems, redoute quant à lui que cette méthode puisse nourrir des soupçons de recrutement politique à l’approche des élections locales.
Sémou Ndao défend clairement le concours comme mécanisme de référence, estimant que des critères connus, objectifs et vérifiables protègent à la fois les candidats, l’administration et la crédibilité de l’État.
Cheikh Mbow considère lui aussi que, même en cas de besoin urgent, le recrutement sur concours reste préférable afin d’éviter toute perception de quotas ou de critères sans lien avec les compétences. Pour ces acteurs, le défi n’est donc pas seulement de trouver rapidement 2 527 enseignants, mais de garantir que leur arrivée dans les classes ne se fasse pas au détriment de la qualité de l’enseignement.
Selon L’Observateur, les candidats retenus doivent bénéficier d’une formation d’immersion dans les Centres régionaux de formation des personnels de l’Éducation avant leur déploiement, avec l’objectif de les rendre opérationnels dès le mois d’octobre 2026.
Cette nouvelle opération intervient après un recrutement spécial de 2 000 enseignants en 2025. Au total, 4 527 enseignants auront ainsi été intégrés par ce mécanisme en deux années. En parallèle, le concours de recrutement des élèves-maîtres, le CREM, lancé au début du mois de juillet, a enregistré plusieurs milliers de candidatures.
C’est précisément cette coexistence entre un concours officiel et une nouvelle procédure exceptionnelle qui alimente la colère des organisations syndicales. Pour Sémou Ndao, secrétaire général du SIENS, la réponse au déficit d’enseignants ne doit pas se limiter à une logique quantitative. Il estime indispensable de vérifier le niveau académique, les aptitudes professionnelles, les compétences pédagogiques, la capacité à travailler avec les élèves, la disponibilité et l’adaptation aux contextes difficiles.
Le responsable syndical rappelle, selon L’Observateur, que lors du dernier recrutement de 2 000 enseignants, la majorité des personnes enrôlées ne disposaient d’aucune expérience professionnelle. Il juge dès lors nécessaire d’associer le recrutement à une véritable formation initiale ou à une mise à niveau adaptée, à une formation pratique, à un accompagnement lors de la prise de fonction et à un suivi professionnel durant les premières années.
Cheikh Mbow, directeur exécutif de la Coseydep, insiste également sur la qualification et la professionnalisation. Pour lui, le recrutement devrait respecter des standards précis : transparence et équité, organisation d’un concours, au moins neuf mois de formation et cohérence entre le processus de formation et le calendrier scolaire.
Les syndicats réunis au sein du G7 dénoncent, de leur côté, une initiative jugée opaque et un manque de concertation. Ils rappellent que le gouvernement avait présenté le recrutement spécial de 2024 comme le dernier du genre. La succession de recrutements exceptionnels — 5 000 en 2022, 2 000 en 2024 et 2 527 annoncés en 2026 selon les chiffres cités dans l’article — est interprétée comme le signe d’un défaut de planification.
Aliou Diouf, secrétaire général du Cusems, estime qu’un enseignant ne peut pas être correctement formé en seulement un mois et critique l’opacité qui aurait entouré l’opération de 2024. El Hadji Malick Youma, du Saems, redoute quant à lui que cette méthode puisse nourrir des soupçons de recrutement politique à l’approche des élections locales.
Sémou Ndao défend clairement le concours comme mécanisme de référence, estimant que des critères connus, objectifs et vérifiables protègent à la fois les candidats, l’administration et la crédibilité de l’État.
Cheikh Mbow considère lui aussi que, même en cas de besoin urgent, le recrutement sur concours reste préférable afin d’éviter toute perception de quotas ou de critères sans lien avec les compétences. Pour ces acteurs, le défi n’est donc pas seulement de trouver rapidement 2 527 enseignants, mais de garantir que leur arrivée dans les classes ne se fasse pas au détriment de la qualité de l’enseignement.