Récit des circonstances de la mort d'Abou Bakr Al-Baghdadi : Donald Trump y est-il allé trop fort ?


Donald Trump a affirmé, ce dimanche 27 octobre, que le chef de l'organisation Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, est mort dans un tunnel acculé par un chien des forces spéciales américaines. 
Dans son récit, le président américain a déclaré que le défunt calife autoproclamé de l'EI est mort comme un chien, en criant, en pleurant et en gémissant comme un lâche. Le président Trump d'ajouter que l'Irakien a activé sa veste explosive en tuant au passage trois de ses enfants qu'il avait utilisés comme boucliers humains.
 
Trump contesté
 
Par contre, ce récit triomphaliste ne fait pas l'unanimité au sein de l'administration américaine. Le secrétaire à la Défense, Mark T Esper qui participait à l'émission This Week de la télévision Abc, n'a pas fait la même présentation de l'opération ‘’Kayla Mueller’’ du nom de l'humanitaire américaine tuée par les extrémistes de Daesh en Syrie.
 
Le chef d'Etat-major de l'armée américaine qui a reçu les félicitations de Donald Trump pour la réussite de l'assaut qui a mis fin aux jours d'Abou Bakr Al-Baghdadi, n'a pas endossé les circonstances relatées par l'occupant du ‘’Bureau ovale’’ de la Maison Blanche. Cependant, il n'écarte pas que ce dernier ait pu accéder à des informations supplémentaires, au gré de ses possibles contacts avec des hommes qui étaient sur le terrain. Une façon de le dédouaner ?
 
En tout cas la presse américaine n'a pas cherché à ménager le président Trump, constate le site de Bfmtv visité par Dakaractu. Le New-York Times y est allé de son analyse des possibilités qui étaient données à Donald Trump d'entendre les communications sur le terrain. Selon ledit média américain, depuis la ‘’Situation Room’’ où il suivait les opérations, le locataire de la Maison Blanche n'avait accès qu'à des images enregistrées par les caméras des membres du commando.
 
Guerre médiatique
 
‘’Si Donald Trump n'avait pas accès aux communications audio en temps réel, pourquoi a-t-il pu livrer un tel récit ?’’ C'est sans doute la question que se posent les millions de téléspectateurs qui ont suivi l'allocution du président américain. Mais, dans cette guerre que mène le monde civilisé contre les extrémistes, la communication occupe une place de choix.
 
Il ne fallait donner aucune chance à Al-Baghdadi, même mort, d'adresser un message à ses affidés en donnant l'image d'un martyr qui a préféré la mort à la capture. À chacune de ses sorties, le défunt calife autoproclamé de l'Etat islamique a harangué ses troupes et les a exhortées à livrer bataille jusqu'à la mort.
 
Autre chose, le corps du chef du groupe terroriste, responsable des attentats du 15 novembre 2015 en France, a été immergé en mer pour empêcher que sa tombe ne devienne un lieu de pèlerinage...
Mardi 29 Octobre 2019
Dakaractu



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