Rebondissement dans l'affaire de la priviatisation des écoles franco-sénégalaises de Fann et Dial Diop : Le FRAPP publie la liste des autorités...

Chose promise, chose faite. Le Frapp qui avait menacé de publier la liste de toutes les autorités dont les enfants sont ou ont fréquenté les écoles franco-sénégalaises de Fann et Dial Diop, vient effectivement de passer à l'acte. Une bataille entre le Frapp/France dégage et la tutelle qui a commencé sous le magistère de Serigne Mbaye Thiam qui était à l'époque ministre de l'éducation nationale. Le collectif promet de faire d'autres déballages dans les jours à venir. Voici la teneur du communiqué pris ce jeudi 4 juillet par le comité de coordination nationale...


FRAPP/FRANCE DÉGAGE

Le 03 juin 2019, le FRAPP avait adressé une lettre au ministre de l’éducation nationale avec comme objet : « école franco-sénégalaises, non à un Thiaroye 44 bis ». Dans cette lettre, le FRAPP prenait fait et cause pour les 29 enseignants des deux écoles franco-sénégalaises de Dial Diop et de Fann et dénonçait les réformes en cours dont un des aspects consistait en la fragilisation des enseignants. 
Le FRAPP demande la suspension dans les meilleurs délais de ces réformes. 
Le FRAPP terminait sa lettre au ministre de l’éducation nationale en disant : « Si ces réformes ne sont pas abandonnées, le FRAPP déroulera une feuille de route dont le premier point sera la publication des noms de celles et ceux, du gouvernement, de l’assemblée nationale, du Conseil économique social et environnemental, de l’armée, de la gendarmerie…qui ont leurs enfants et petits enfants dans ces écoles. ». 
Serigne Mbaye Thiam, ancien ministre de l’éducation nationale a d’abord utilisé la carotte avec nos 29 compatriotes enseignants en leur disant devant des inspecteurs de l’éducation nationale : « je vous propose 500.000Fcfa par mois que même vos inspecteurs n’ont pas ». 
Quand cela n’a pas marché, il a menacé : « vous voulez que je lègue ces écoles aux français ? ». 
Il a fini par mettre ses menaces à exécution. C’est l’ambassade de France même qui a procédé au recrutement des 11 enseignants devant remplacer nos 29 braves et dignes compatriotes. 
Les questions sont : pourquoi l’Etat du Sénégal était prêt à payer 500.000 FCFA par mois aux enseignants pour qu’ils acceptent la privatisation totale des écoles-franco-sénégalaises et un nouveau statut des enseignants ? 
Pourquoi l’État veut dorénavant des enseignants qui prennent leur disponibilité de la fonction publique dans ces deux écoles franco-sénégalaises ? 
C’est parce que dans ces écoles franco-sénégalaises ne vont que les enfants de privilégiés triés sur le volet. C’est parce que dans ces écoles il n’y avait jamais eu de grève jusqu’à ce que les enseignants commencent à se battre pour une revalorisation de leur situation. 
Et les privilégiés dont les enfants fréquentent ces écoles peuvent rester sourds devant le sabotage de l’école publique qui produits 65% d’échec au baccalauréat mais ne peuvent tolérer que leurs enfants rentrent à la maison en disant « nos enseignants sont en grève ». Ce sont ces privilègiés qui veulent sacrifier nos 29 compatriotes enseignants. 
Un mois après avoir écrit en vain au ministre de l’éducation nationale, le FRAPP rend publique une liste des autorités dont les enfants, les petits enfants sont – ou ont été – dans les écoles franco-sénégalaises. 

Jeudi 4 Juillet 2019
Dakaractu




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