Réaction à la sortie du Professeur Iba Der Thiam : "Professeur, il faut arrêter ces discours de mauvais perdants"


Il m’a été donné de lire, dans le quotidien "l’Observateur" n°2642 de ce 11 juillet 2012, l’entretien que vous avez accordé au journal et dont le titre à la une, reprend vos propos suivants :
"C’est risqué pour un régime de confier le perchoir (Présidence de l’Assemblée Nationale) à un potentiel adversaire de demain".

Vous me faites penser, Cher Professeur, à un vieux briscard incorrigible qui ne peut s’empêcher de prendre la mer, même par mauvais temps, pendant la tempête.

En réalité, c’est un historien émérite, mais au terme de sa vie politique, qui refuse de lire les nouvelles pages que l’histoire du Sénégal est entrain d’écrire.

Comment pouvez-vous dire qu’il est dangereux, pour le Président Macky Sall, de confier la présidence de l’Assemblée à un adversaire ou un concurrent en pensant, sans le nommer, à Monsieur Moustapha Niasse dont le mérite, l’expérience, le désintéressement, sont de notoriété publique ?

Vous savez bien que cet homme est d’une grande utilité pour aider, et le Sénégal et le Président Macky Sall, pour la restauration des institutions de la République et en toute loyauté.

Vous savez parfaitement que Ousmane Tanor Dieng, Idrissa Seck, Moustapha Niasse… ne sont plus des adversaires du Président Macky Sall depuis la publication des résultats du premier tour.

Que c’est dans un élan sublime, de générosité, de dépassement et de patriotisme, que ces dignes fils du Sénégal et tant d’autres, ont unis leurs forces à celle du candidat Macky Sall, pour tourner définitivement la douloureuse page du régime des Wade.

Je ne voudrai pas mettre votre attitude sur le compte de la mauvaise foi, mais d’une simple mauvaise lecture de votre part.

Car ni la grandeur, ni le sens de l’histoire, ne doivent vous permettre d’avoir ce discours pessimiste pour Macky Sall.

Au contraire, vous devez "positiver" pour le Président Macky qui a eu la chance historique de rassembler autour de lui, l’essentiel des forces politiques et la société civile, dans un élan patriotique unique en Afrique et peut être dans le monde, pour construire, ensemble, ce pays pauvre très endetté. Ce pays qui a tant souffert du régime de Wade et de ses "variables", et que nous devons léguer à nos enfants et à nos petits enfants.

Tous les sénégalais doivent aider Macky Sall dans cet œuvre gigantesque, où qu’ils se trouvent et de quelques bords qu’ils se situent.

Il faut taire les querelles et les rancœurs et se mettre au travail.

Il vous faut surtout, vous mettre au "vert", le temps d’une législature, puisque que vous avez décidé d’écrire vos mémoires et que votre avenir politique, Cher Professeur, est bien derrière vous.

Fraternellement,

Votre bien dévoué.

Maître Massokhna KANE
Avocat à la Cour
Jeudi 12 Juillet 2012