Rapport de Human Rights Watch : « De qui se moque-t-on ? Sinon qui veut-on tromper encore avec cette logomachie ? » Saourou SENE (Sg du SAEMS)


Le secrétaire général du SAEMS, M. Saourou SENE, n’est pas content du rapport de Human Rights Watch et a tenu à le faire savoir. Voici in extenso sa déclaration.
 « En réalité il n'y a pas un rapport fait par Human Rights Watch sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire au Sénégal mais plutôt un simple track, le prétexte d'un débat à initier puis à instaurer pour un objectif sans équivoque : l'introduction dans le contenu des enseignements-apprentissages de la sexualité au Sénégal comme c'est le cas en France. Sinon comment comprendre la légèreté avec laquelle ce semblant d'étude a été mené au regard de la sensibilité et même de l'importance d'un tel sujet. Le périmètre de l'étude concerne trois(3) Régions sur quatorze (14 ),quatorze (14)lycées sur plus de trois cents (300) neuf (9)collèges sur plus de mille (1000). Pour la population scolaire interrogée le track parle de cent soixante-quatre (164) filles sur plus de cinq cent mille (500000 ) élèves. De qui se moque-t-on ? Sinon qui veut-on tromper encore avec cette logomachie ? Autant nous nous considérons comme des peuples indépendants matures et porteurs d'un projet de société fiable et viable autant l'occident est convaincu du contraire, mieux elle considère que la seule pensée valable ,la seule culture à instaurer sur les quatre coins du monde c'est la culture occidentale .Et tous les moyens sont bons pour y arriver, même avec des tracks titrés Rapport. La question de la sexualité n'est pas un tabou en milieu scolaire ni dans nos familles africaines .Seulement nos valeurs culturelles et nos croyances religieuses ne l'abordent pas de la même manière que l'occident. Pour le harcèlement sexuel, C'est vrai qu'il existe dans tous les secteurs socio professionnels et depuis tout le temps. Nous tous nous devons nous lever pour le combattre comme du reste, nous le faisons contre toute injustice. L'institution scolaire pour sa part continuera toujours de jouer sa mission noble et sacerdotale d'éduquer de former de conscientiser aux valeurs citoyennes faites d'altruisme, d'honnêteté de responsabilité et d'amour du prochain. D’autant plus que la nation nous a confier ce qu'elle a de plus cher: sa jeunesse donc son avenir. Il est évident que dans ce secteur comme dans d'autres, nous avons des gens responsables et d'autres qui le sont moins et ce sera ainsi jusqu'à la fin des temps. Tout manquement ou faute est dénoncée et condamnée soit par la famille ou la communauté éducative et si le plaignant le juge nécessaire l'affaire peut atterrir au tribunal et la justice fait son travail. Mais il est important de la rappeler, l'école mérite l'attention de tous et de chacun. Elle doit être respectée, considérée et protégée contre les tenants de l'hégémonie culturelle, de l'économisme pour ne pas dire du capitalisme sauvage. Elle doit rester le régulateur social mais surtout l'endroit privilégié où s'élabore notre culture une sorte de socle pour notre projet de société. Lorsque nous parlons de l'école nous parlons de ses élèves et de ses enseignants qui forment une famille. Je voudrai le marteler, les enseignants sont des citoyens responsables, respectables et imbus de valeurs. Il ne servira à rien de vouloir les stigmatiser ou les jeter en pâture car on ne le dira jamais assez si quelqu'un arrive à lire un sms il le doit à un enseignant. Ce track aura au moins le mérite de nous rappeler notre responsabilité historique face aux fléaux qui menacent l'harmonie sociale, la noblesse de la profession enseignante qui non seulement reste admirable, mieux elle demeurera indispensable pour le progrès de l'humanité. »
Saourou SENE
Mardi 23 Octobre 2018
Dakar actu



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