REPORTAGE : Quand le couvre-feu génère une déraisonnable rivalité entre Taximen et Tiak-Tiak

En cette période d’état d’urgence et de couvre-feu, le secteur du transport connaît beaucoup de mutations liées au manque de moyen de transport, à la forte affluence des usagers durant les heures de descente et au souci d’arriver chez soi avant le début du couvre-feu. Face à tous ces facteurs, les chauffeurs de taxi et les conducteurs de deux-roues appelés communément ‘’Tiak-Tiak’’ se livrent à une concurrence déloyale qui frise la démesure et l’insolence.

En ce qui concerne les chauffeurs de taxi, ils ne conçoivent pas que des motos et des scooters puissent transporter des clients avec tous les risques que cela induit et interpellent les autorités pour que cette pratique soit arrêtée. Ils considèrent que le transport de passagers à Dakar est dédié à certains moyens de locomotion tels que les taxis, les bus, les cars.

Contrairement à ce qu’avancent les chauffeurs de taxi, les chauffeurs de "Tiak Tiak" pensent qu’ils peuvent transporter des personnes dans la mesure où les taxis ne peuvent garantir le transport à tous les citoyens surtout pour ceux qui veulent rentrer dans la banlieue. Ils soutiennent que les tarifs des taxis sont très onéreux surtout aux heures de descente. Les "Tiak-Tiak" considèrent qu’ils s’en sortent bien avec les embouteillages tout le contraire des taxis qui le subissent.

Par ailleurs, cette activité est investie par bon nombre de jeunes qui ne jouissent pas d’une bonne réputation et adoptent souvent des comportements déviants à l’égard de leurs clients. Parfois, des personnes sont dépossédées de leurs biens ou abusées par des "Tiak-Tiak".

Certains conducteurs de "Tiak-Tiak" pensent que pour exercer le métier, il faut préalablement connaître Dakar et ses environs.

Toutefois, ce nouveau business de "Thiak-Thiak" est très fructueux même si parfois, ils rencontrent des difficultés avec les usagers de la route surtout les taximen...


Lundi 1 Février 2021
Dakaractu




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