L'opposition fait état d'un mort en marge de la manifestation. Il s'agit d'un membre de l'ADD Congo, le parti de Prince Epenge, qui a lui-même annoncé la nouvelle mardi 15 septembre. Joint ce mercredi 16 septembre, il explique que son collaborateur a été retrouvé inanimé peu après les heurts survenus sur le parcours du cortège.
L'homme avait d'abord été conduit dans un dispensaire proche du boulevard Lumumba, avant d'être évacué vers l'hôpital Olympic, en centre-ville, où il est décédé dans la soirée. Les causes exactes de son décès restent inconnues : selon nos sources, il ne portait ni trace de coups ni trace de sang.
Colère de l'opposition
D'autres membres de l'ADD Congo ont également été blessés. Un avocat proche du parti a reçu un projectile, ou un coup, à la tête. Il était toujours hospitalisé ce mercredi à l'hôpital Olympic, où il devait passer un scanner. Ce bilan reste à ce stade à confirmer, et le ministère de l'Intérieur, contacté, n'a pas encore répondu à nos sollicitations.
Les opposants sont en tout cas remontés après ces violences. Ils dénoncent la présence, lors de la marche, de jeunes armés de bâtons et de machettes, qu'ils soupçonnent d'appartenir aux Forces du progrès, une milice réputée proche du pouvoir. L'un des leaders de l'opposition congolaise, joint par RFI, indique qu'une réunion de C64, la plateforme de l'opposition, doit se tenir dans la journée, et que ses membres attendent une réaction de la communauté internationale.