Le ministre de l’Intérieur a tout d’abord annoncé une première décision qui s’adresse à tous les gouverneurs. Ces derniers doivent procéder, sans délai, au contrôle systématique des salles de fêtes. Les vérifications concernent aussi les autres espaces aménagés pour accueillir des manifestations publiques ou des activités de loisirs.
Deuxième décision : la Direction générale de la protection civile et les services de sécurité doivent participer à ces contrôles. Et enfin troisième instruction : tout lieu qui ne répond pas aux normes doit être immédiatement fermé. Pour Kinshasa, un rapport d’exécution est attendu dans un délai de quinze jours.
Renforcer les contrôles
En parallèle, l’enquête doit établir les circonstances et les causes de l’incendie, mais aussi les responsabilités éventuelles. Le gouvernement annonce également la poursuite de l’identification des corps, du suivi médical des blessés et de l’accompagnement des familles. Selon le bilan officiel provisoire, cinq personnes restent hospitalisées. 21 autres, dont l’état s’est stabilisé, sont sorties de l’hôpital, avec un contrôle médical prévu dans les quarante-huit heures.
Au-delà du contrôle de ces salles de fêtes, se pose aussi la question des normes, de l'aménagement à l'intérieur et autour de ces salles ainsi que la gestion des taxes et le rôle des pouvoirs publics. Joint par RFI, le professeur Gulain Amani, enseignant à l'Institut d'architecture et d'urbanisme de Kinshasa, appelle à tirer les leçons de ce drame.