La dernière séquence de l’entretien accordé par Ousmane Sonko à France 24 n’aura finalement pas été consacrée uniquement au football. Interrogé sur son pronostic pour le choc entre le Sénégal et la France lors de la Coupe du monde 2026, le président de l’Assemblée nationale a saisi l’occasion pour développer une réflexion plus large sur les rapports entre l’Afrique et l’Occident.
Alors que le journaliste lui rappelait la victoire historique des Lions face aux Bleus lors du Mondial 2002, Sonko a d’abord répondu comme beaucoup de Sénégalais.
« Je pense que le Sénégal va gagner. Je le souhaite en tout cas comme tous les Sénégalais », a-t-il déclaré.
Mais très vite, le leader de PASTEF a dépassé le simple cadre sportif pour proposer une lecture géopolitique et civilisationnelle de cette affiche très symbolique entre deux nations liées par une histoire commune.
« L’Afrique contre l’Afrique »
Selon Sonko, une éventuelle victoire de la France ne pourrait pas être interprétée comme une défaite de l’Afrique.
« Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique », a-t-il affirmé.
Par cette formule, il fait référence à la présence massive de joueurs d’origine africaine au sein de l’équipe de France depuis plusieurs décennies.
Cette réalité constitue, selon lui, une illustration du potentiel humain du continent africain et de la contribution majeure des diasporas africaines aux performances des grandes nations occidentales.
Pour Sonko, la composition actuelle de l’équipe de France permet d’ouvrir une réflexion beaucoup plus profonde sur les rapports de dépendance souvent présentés entre l’Afrique et l’Occident.
« Comprendre où se situe réellement le besoin »
Le président de l’Assemblée nationale a ensuite développé l’un des thèmes centraux de son discours politique : la nécessité pour l’Afrique de prendre conscience de sa propre valeur.
« Rien qu’à voir la configuration de l’équipe nationale française, cela nous ramène à comprendre où se trouve réellement le besoin », a-t-il expliqué.
À travers cette déclaration, Sonko suggère que les relations entre l’Europe et l’Afrique sont souvent analysées sous un angle déséquilibré, comme si le continent africain était systématiquement demandeur tandis que les pays occidentaux seraient uniquement pourvoyeurs de ressources ou d’opportunités.
Selon lui, la réalité est beaucoup plus complexe.
L’Afrique fournit non seulement une part importante des matières premières stratégiques mondiales, mais également une ressource humaine considérable qui participe au dynamisme économique, sportif et culturel de nombreux pays développés.
Une Afrique riche de ses ressources et de sa jeunesse
Reprenant un discours qu’il tient régulièrement depuis plusieurs années, Sonko a insisté sur les atouts dont dispose le continent.
« Nous avons les ressources naturelles. Nous avons les ressources humaines. Nous avons une population essentiellement jeune », a-t-il rappelé.
Pour le leader de PASTEF, ces éléments devraient permettre aux pays africains de négocier leurs partenariats internationaux sur des bases plus équilibrées.
Il estime que le principal défi du continent n’est pas l’absence de richesses ou de capacités humaines, mais plutôt la difficulté à valoriser pleinement ces atouts au service de son propre développement.
Dans sa vision, l’Afrique doit progressivement passer d’une position de dépendance à une position de puissance consciente de son importance stratégique.
Immigration, coopération et rééquilibrage des relations internationales
L’ancien Premier ministre considère également que cette prise de conscience pourrait transformer plusieurs grands débats internationaux.
Selon lui, une Afrique économiquement plus forte et davantage consciente de son poids démographique modifierait profondément les discussions sur l’immigration, la mobilité internationale et les relations économiques avec les puissances occidentales.
« Cela ramènera le débat sur l’immigration », a-t-il affirmé.
Pour Sonko, les flux migratoires qui caractérisent aujourd’hui les relations entre l’Afrique et l’Europe ne peuvent être analysés indépendamment des déséquilibres économiques existants.
Il estime qu’une meilleure valorisation des ressources africaines et un développement plus soutenu du continent permettraient de redéfinir ces rapports dans un sens plus équilibré.
Alors que le journaliste lui rappelait la victoire historique des Lions face aux Bleus lors du Mondial 2002, Sonko a d’abord répondu comme beaucoup de Sénégalais.
« Je pense que le Sénégal va gagner. Je le souhaite en tout cas comme tous les Sénégalais », a-t-il déclaré.
Mais très vite, le leader de PASTEF a dépassé le simple cadre sportif pour proposer une lecture géopolitique et civilisationnelle de cette affiche très symbolique entre deux nations liées par une histoire commune.
« L’Afrique contre l’Afrique »
Selon Sonko, une éventuelle victoire de la France ne pourrait pas être interprétée comme une défaite de l’Afrique.
« Quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique », a-t-il affirmé.
Par cette formule, il fait référence à la présence massive de joueurs d’origine africaine au sein de l’équipe de France depuis plusieurs décennies.
Cette réalité constitue, selon lui, une illustration du potentiel humain du continent africain et de la contribution majeure des diasporas africaines aux performances des grandes nations occidentales.
Pour Sonko, la composition actuelle de l’équipe de France permet d’ouvrir une réflexion beaucoup plus profonde sur les rapports de dépendance souvent présentés entre l’Afrique et l’Occident.
« Comprendre où se situe réellement le besoin »
Le président de l’Assemblée nationale a ensuite développé l’un des thèmes centraux de son discours politique : la nécessité pour l’Afrique de prendre conscience de sa propre valeur.
« Rien qu’à voir la configuration de l’équipe nationale française, cela nous ramène à comprendre où se trouve réellement le besoin », a-t-il expliqué.
À travers cette déclaration, Sonko suggère que les relations entre l’Europe et l’Afrique sont souvent analysées sous un angle déséquilibré, comme si le continent africain était systématiquement demandeur tandis que les pays occidentaux seraient uniquement pourvoyeurs de ressources ou d’opportunités.
Selon lui, la réalité est beaucoup plus complexe.
L’Afrique fournit non seulement une part importante des matières premières stratégiques mondiales, mais également une ressource humaine considérable qui participe au dynamisme économique, sportif et culturel de nombreux pays développés.
Une Afrique riche de ses ressources et de sa jeunesse
Reprenant un discours qu’il tient régulièrement depuis plusieurs années, Sonko a insisté sur les atouts dont dispose le continent.
« Nous avons les ressources naturelles. Nous avons les ressources humaines. Nous avons une population essentiellement jeune », a-t-il rappelé.
Pour le leader de PASTEF, ces éléments devraient permettre aux pays africains de négocier leurs partenariats internationaux sur des bases plus équilibrées.
Il estime que le principal défi du continent n’est pas l’absence de richesses ou de capacités humaines, mais plutôt la difficulté à valoriser pleinement ces atouts au service de son propre développement.
Dans sa vision, l’Afrique doit progressivement passer d’une position de dépendance à une position de puissance consciente de son importance stratégique.
Immigration, coopération et rééquilibrage des relations internationales
L’ancien Premier ministre considère également que cette prise de conscience pourrait transformer plusieurs grands débats internationaux.
Selon lui, une Afrique économiquement plus forte et davantage consciente de son poids démographique modifierait profondément les discussions sur l’immigration, la mobilité internationale et les relations économiques avec les puissances occidentales.
« Cela ramènera le débat sur l’immigration », a-t-il affirmé.
Pour Sonko, les flux migratoires qui caractérisent aujourd’hui les relations entre l’Afrique et l’Europe ne peuvent être analysés indépendamment des déséquilibres économiques existants.
Il estime qu’une meilleure valorisation des ressources africaines et un développement plus soutenu du continent permettraient de redéfinir ces rapports dans un sens plus équilibré.