DAKARACTU.COM Depuis qu'il est revenu auprès d'Abdoulaye Wade, au lendemain de sa victoire électorale de 2000, Ousmane Ngom vit un sérieux complexe. Celui qui avait abandonné le navire PDS au cours des toutes dernières années d'opposition, pour ensuite se déméner comme un diable pour être invité autour du festin du pouvoir, est animé de la mauvaise conscience de celui qui avait trahi et multiplie les gages pour se racheter. Voila pourquoi il se contente de prendre ce qu'on lui donne et, de peur qu'on lui rappelle son forfait, ne réclame rien. Pas même le droit de briguer la succession d'Abdoulaye Wade, que Macky Sall et Idrissa Seck, venus bien après lui au PDS, s'attelent à assurer. Ousmane Ngom doit se sentir très mal dans sa peau de n'être même pas évoqué parmi les présidentiables potentiels et d'être sous la coupe d'un Premier ministre dont il est le doyen au sein du parti. Après avoir tenté et échoué à prendre son poste à Souleymane Ndéné Ndiaye, il est obligé de rester confiné à ce qui lui assure sa survie gouvernementale : un rôle officieux de conseiller de Karim Wade, le fils du président.
S'il n'ose que montrer patte blanche, Ousmane Ngom se prépare en coulisses, envoie des émissaires pour réactiver les structures du Parti libéral sénégalais (PLS) qu'il avait créé quand il a quitté le PDS pour rejoindre Abdou Diouf, s'organise en catimini... Va-t-il arriver à s'imposer au PDS ? Rien n'est moins sûr pour quelqu'un qui n'est pas parvenu à se constituer une base politique dans son Saint-Louis natal. Et, s'il doit gérer le PDS ou le pays comme il gère le ministère de l'Intérieur, il y a matière à s'inquiéter.
S'il n'ose que montrer patte blanche, Ousmane Ngom se prépare en coulisses, envoie des émissaires pour réactiver les structures du Parti libéral sénégalais (PLS) qu'il avait créé quand il a quitté le PDS pour rejoindre Abdou Diouf, s'organise en catimini... Va-t-il arriver à s'imposer au PDS ? Rien n'est moins sûr pour quelqu'un qui n'est pas parvenu à se constituer une base politique dans son Saint-Louis natal. Et, s'il doit gérer le PDS ou le pays comme il gère le ministère de l'Intérieur, il y a matière à s'inquiéter.