Quand le Covid-19 met à nu le visage d’une jeunesse ridicule. (Contribution)


Depuis son apparition à Wuhan en Chine, le Covid-19 semble n’épargner jusque-là que peu de pays dans le monde. Certains pays, qui pourtant étaient qualifiés d’Etats forts, ont été même parfois contraints de procéder au tri sélectif du « qui doit être soigné ? ». Néanmoins, la riposte contre l’ennemi commun ne s’est pas fait attendre de la part des Etats touchés. Pour endiguer le virus, une large palette de mesures a été prise. Entre couvre-feu, Etat d’urgence, Confinement Général…, les Etats ne se sont pas retenus pour le bien de leurs concitoyens. Malheureusement, la mise en œuvre de ces mesures préventives, dans certains foyers du virus, n’a pas tardé à se heurter à des insuffisances liées à l’indiscipline de certains citoyens. Pour preuve, au Sénégal, lors des premiers jours du couvre-feu, une frange de la jeunesse s’est volontairement permise de violer le couvre-feu instauré contre le Covid-19. Ces actes perpétrés plusieurs fois par les jeunes du même quartier, soulevant indignation et exaspération, a abouti à une arrestation massive de 74 jeunes. Un scénario quelque peu similaire s’est produit en Côte d’Ivoire, où les habitants de la commune de Yopougon à Abidjan, ont été auteurs d’émeutes en réponse à la décision du gouvernement de construire un centre de lutte contre le coronavirus. L’un des exemples les plus récents est celui de la France, où des habitants de Paris et de Marseille, sous prétexte du beau temps qu’il faisait, et parce qu’ils ne sont pas habitués à s’enfermer, ont enfreint le confinement général qui sévit dans le pays. Pourtant, il n’est nul doute que la victoire contre le coronavirus ne saurait s’obtenir sans la responsabilité de chacun : Restez chez-soi, éviter de saluer, tousser sur le coin du coud…sont des gestes qui peuvent paraitre anodins, mais qui n’en demeurent pas moins, en cette période de pandémie, signes de patriotisme. L’amour de la patrie en période de guerre, devrait pousser chaque citoyen à donner du sien. Elle devrait transcender tout comportement pernicieux au nom et pour la préservation de la nation. Ne pas le faire relèverait d’une pure folie ; plus encore, serait une réelle félonie envers son peuple. L’exemple par excellence qu’il y’a lieu de suivre est sans nul doute et sans ambages, celui du personnel médical, fortement exposé à des risques importants de contamination. Face à l’urgence et au devoir, parfois en l’absence du matériel préventif nécessaire (manque de masques, de gants…), le personnel médical de certains pays touchés, fait face au covid-19 sans aucune prévention. En Iran, Shirin Rouhani, médecin à l’hôpital Shohada est morte des suites du Covid-19. Malgré le manque de personnel médical et de matériels pour soigner un si grand nombre de malades, elle avait décidé continuer à soigner les malades alors qu’elle-même était malade. Dire que l’Afrique, du fait de sa population en majorité jeune revêt un réel potentiel de développement, ne peut qu’être dénudé de tout sens eu égard à la conduite déraisonnable de cette même jeunesse. Aspirer au développement, c’est avant tout une prise de conscience, un engagement vis-à-vis de sa nation, un don de soi. Que les jeunes s’en rendent compte. Le sort du Sénégal est entre leurs mains. Son présent, ainsi que son futur. Oui nous le sommes ! Nous sommes le Sénégal d’aujourd’hui et le Sénégal de demain. Jean Noël Dione.
Jeudi 30 Avril 2020
Dakaractu




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