En prélude de la journée internationale du Travail, le Réseau National des Femmes Travailleuses du Sénégal (RENAFETS), a organisé une journée de mobilisation sociale, ce samedi 25 avril 2026 Dakar. L’objectif est de relancer le plaidoyer pour la protection de la maternité au travail.
La présidente Fatoumata Bintou Yafa a plaidé pour l’inclusion des femmes dans les instances de dialogue. Selon elle, l’urgence est d’obtenir la promulgation par l’État du Sénégal de la loi sur la protection de la maternité. « La convention a été ratifiée en 2015 et les textes obtenus en 2022.Ce qui manque, c’est la ratification et son passage à l’assemblée nationale pour qu’elle devienne un cadre juridique permettant d’atteindre les objectifs », a-t-elle déclaré. Elle estime que le code du travail et le code de la sécurité sociale ont été déjà adoptés par le gouvernement, les travailleurs et le patronat. « Nous voulons par exemple, qu’il soit impossible de renvoyer une femme en état de grossesse ».
Ce plaidoyer, s’adresse directement à la Présidence de la République plus particulièrement au président de la république ainsi que le ministère du travail, le ministère de la femme, mais aussi aux organisations syndicales, patronales, au haut conseil du dialogue social et à la société civile.
Au-delà de la promulgation de la loi, Fatoumata Bintou Yafa a réclamé l’allongement du congé de maternité à 18 semaines et la mise en place d’un observatoire de la non-discrimination dans le milieu du travail. Sans ce cadre juridique, alerte-t-elle, « les conséquences sont énormes car les femmes ne disposent pas de cadre juridique ramené à la condition de la femme, absence d’équilibre, perte d’emploi, précarité etc… ».