Prostitution (Ourossogui) : Plusieurs filles d’origine nigérianes arrêtées en plein ébats sexuels avec leurs clients


Un réseau de proxénètes activement alimenté par une célèbre prostituée nigériane vient d'être démantelé à Ourossogui par la police de Matam. La prostituée Martina Ogichi Nkwumeka alias Sweet obligeait plus d'une vingtaine de jeunes filles venant du Nigeria à se prostituer pour lui verser chacune un montant de 2 millions de FCfa. Prix de leur liberté. Elle avait fini de faire de ses compatriotes des esclaves sexuelles. Et cela, depuis 2018. 

Martina Ogichi Nkwumeka dite Sweet, une prostituée nigériane établie dans la commune de Ourossogui depuis plus de 10 ans, est actuellement dans de beaux draps. Cette célèbre prostituée de la région de Matam croupit désormais et de correction de ladite ville. Elle est accusée d'avoir contraint des jeunes filles de son pays qu'elle a réussi à rouler dans la farine en leur promettant une vie radieuse au Sénégal. Avant de les obliger à se prostituer et lui verser chacune la somme de 2 millions de FCfa, prix de leur liberté. 

En janvier 2023, la prostituée nigériane Martina Ogichi Nkwumeta alias Sweet qui est au cœur d'un vaste réseau de proxénétisme et de traite de personnes à Matam, se rend dans son pays d'origine. Sur place, elle réussit à convaincre des jeunes filles diplômées et travailleuses dont Natacha a abandonné leur emploi. Afin de venir avec elle au Sénégal. Où il  fait croire aux jeunes filles avoir un poste stratégique dans l’attelage gouvernemental. 

Ces jeunes filles abandonnent leur emploi et viennent s'installer avec Sweet dans cette partie nord du Sénégal. Et une fois au Sénégal, elles découvrent que, contrairement aux promesses de leur patronne, elles sont obligées, par cette dernière, à se prostituer pour, dit-elle, lui rembourser les frais de leur nourriture et d'hébergement, estimés à 2 millions de FCfa pour chacune d'elles. Mercredi passé, veille de la Tabaski, contre toute attente, les prostituées Ogochi et Natacha, respectivement coiffeuse et pompiste dans leur pays d'origine, vont échapper à la vigilance de leur patronne. Elles prennent la fuite à 3h du matin où elles croisent malencontreusement le chemin des policiers en patrouille. 

Devant ces derniers, les deux jeunes prostituées narrent leur mésaventure aux forces de l'ordre. Elles déclarent aux limiers ne plus supporter les nombreux ébats sexuels avec leurs clients sans même voir la couleur de l'argent. Sans occulter non plus la maltraitance et les multiples sévices corporels dont elles font l'objet de la part de leur patronne Sweet. 

Une perquisition des lieux indiqués par les deux prostituées est faite. C'est ainsi que dans l'une des maisons de passe à Ourossogui, la police de Matam réussit à surprendre en pleins ébats sexuels plus de 20 prostituées nigérianes, dont Martina Ogichi Nkwumeka, la patronne des lieux, ainsi que ses deux complices, à savoir : Farince Chindo alias Blaise et Ester alias Princesse. 

Dans la foulée, plusieurs clients de ces prostituées ont sauté le mur de clôture de la maison de Sweet en abandonnant leurs pantalons et chemises. Un nombre important de préservatifs et de pièces d'identification sont également saisis par les policiers. Conduites dans les locaux du commissariat de la police de Matam, Martina reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Elle avoue avoir menti à toutes ces jeunes filles en leur faisant croire qu'elle travaille avec le gouvernement sénégalais en leur promettant un emploi décent, avec notamment l'apparition du pétrole au Sénégal. À la coiffeuse Ogochi, elle avait promis un travail bien rentable au sein du gouvernement sénégalais. 

La prostituée Martina Ogichi Nkwumeka dite Sweet et ses deux complices Farince Chindo alias Blaise et Ester alias Princesse ont été déférés lundi dernier au parquet de Matam.
Vendredi 7 Juillet 2023
Dakaractu