Promotion de la santé mentale des migrants de retour à Kolda : « la lumière » s’engage à les accompagner dans leur insertion…


Fortement touchée par les migrations irrégulières la région de Kolda présente un tableau sombre de ce phénomène. Beaucoup parmi les migrants de retour sont atteints mentalement du fait de leur échec dans leur entreprise de rejoindre l’occident et sont stigmatisés par leur société.
C’est pourquoi, beaucoup d’entre eux se réfugient dans la drogue, l’alcool en présentant un traumatisme psycho-social. 
Aussi, pour inverser cette tendance, l’ONG la Lumière a intégré dans son programme, la promotion de la santé mentale des migrants de retour et des jeunes à risque. Cette approche avec identification des difficultés s’inscrit dans le but de l’insertion socio-professionnelle de ces derniers en leur offrant un avenir avec un emploi.
À en croire Ibrahima Sory Diallo, secrétaire exécutif de l’ONG la Lumière, « Kolda a toujours été frappée par les migrations clandestines affectant aussi l’économie de la région. Et en tant qu’organisation de la société civile, nous avons de tout temps essayé d’intervenir dans ce secteur pour comprendre le phénomène afin d’y apporter des solutions. Il y a eu beaucoup de projet d’intégration économique familiale et professionnelle et qui en partie ont connu des échecs. Ces échecs découlent de l’instabilité psychologique des bénéficiaires que sont les migrants de retour », a-t-il déclaré lors de la rencontre sur la santé mentale des migrants ce mardi 31 août à Kolda.
Dans la foulée, il ajoutera :  « c’est dans ce cadre que nous avons réfléchi avec nos partenaires sur un projet de promotion de la santé mentale des migrants de retour et des jeunes à risque. Pour donner corps à ce projet nous avons commandité une étude qui a ciblé 250 migrants de retour dont les 94% ont subi des sévices, des traumas, des abus sexuels. Ces effets ont fortement influencé leurs comportements. En plus d’être stigmatisés, ils sont psychologiquement touchés dans la communauté. »
Il estime que leur état mental se manifeste de plusieurs façons. Pour certains, ils s’adonnent à la drogue pour essayer d’oublier, d’autres sont devenus des exclus sociaux et stigmatisés. 
 
C’est pourquoi, il souligne « aujourd’hui, il faut inverser la tendance pour permettre à ces jeunes migrants de retour d’avoir une intégration socio-professionnelle assez cohérente. Et pour cela, nous allons agir techniquement avec le système sanitaire car la question de la santé mentale est un pilier de la santé de l’homme.  En ce sens, on mettra un dispositif car nous connaissons l’épine dorsale et les acteurs.  C’est pourquoi, nous allons nous réunir dans les prochains jours avec le système de santé pour qu’on définisse de façon concrète les actions à mener... »
Mercredi 1 Septembre 2021
Dakaractu



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