En marge de sa visite au Sénégal, la ministre déléguée auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux et des Français de l'étranger, Éléonore Caroit s’est rendue sur le site du projet de dépollution de la baie de Hann, l’un des chantiers environnementaux les plus importants de la capitale sénégalaise. Cette visite de terrain illustre la volonté française de s’impliquer concrètement dans des projets à fort impact social et environnemental.
L’ampleur du projet se mesure d’abord à son impact humain direct. En effet, pas moins de 40 000 familles et un demi-million de personnes seront directement concernées par les travaux de dépollution. La baie de Hann, située dans la banlieue industrielle de Dakar, est depuis des décennies un point noir environnemental du Sénégal, affectant la santé et la qualité de vie des populations riveraines. « C’est à la fois une question de santé publique, de dépollution, d’assainissement, d’accès à l’eau », a détaillé la ministre qui, à l’occasion d’une conférence de presse ce mardi, établit un lien direct avec la conférence des Nations Unies sur l’eau qui motivait sa présence à Dakar. La dépollution de la baie répond ainsi à plusieurs objectifs de développement durable simultanément.
Le projet de dépollution de la baie de Hann se distingue par son modèle de financement innovant, mobilisant plusieurs acteurs internationaux. La France, via l’Agence française de développement (AFD), constitue l’un des principaux contributeurs. L’Union européenne participe également au financement dans le cadre du projet Global Gateway, l’initiative européenne destinée à soutenir les infrastructures durables dans les pays en développement. « C’est intéressant parce que c’est un modèle de coopération et de financement du développement avec différents acteurs », a souligné Éléonore Caroit.