Il s’en va sans l’achèvement du programme de modernisation de la cité religieuse de Touba qui devait se terminer cette année. Par la faute des électeurs, Wade ne pourra pas se prosterner devant le khalife général des mourides et lui dire que le travail de Touba est fini, que la ville est modernisée.
C’est cette année que le programme «Touba, ville du futur» devrait connaître son épilogue. Et Wade, son initiateur avait prévu de l’inaugurer en grandes pompes. Malheureusement, ce programme qu’il avait initié après que le regretté Serigne Saliou Mbacké a lancé en direction des talibés mourides un appel pour la construction de la ville. Le marabout avait même injecté 10 milliards. C’est à la suite de cet appel que le chef de l’Etat sortant, en visite à Touba lors du Magal de 2007, avait dit que l’Etat du Sénégal allait moderniser Touba et, pour ce faire, une somme de 100 milliards allait être injectée à raison de 20 milliards par année. Depuis le programme marche à reculons. L’échéance ne pourra pas être respectée. Et pour cause, l’Etat faute d’argent n’a pu honorer ses engagements. Le programme est depuis février 2012 à l’arrêt, faute d’argent. Le personnel de l’entreprise Henan Chine est à l’arrêt technique. Seuls les services du personnel, de la maintenance et du gardiennage travaillent. La raison de l’arrêt technique s’explique par le fait que l’Etat du Sénégal n’a pas honoré ses engagements. Et c’est la 3ème fois qu’il ne les respecte pas vis-à-vis de l’entreprise chinoise. Une première fois, il a fallu que Ibrahima Ndiaye, le directeur de l’Ageroute, fasse un lobbying auprès de son ministre Karim Wade pour que l’argent qui a été ponctionné sur les 20 milliards soit ristourné.
LES COMPOSANTES DU PROGRAMME
Une deuxième fois, c’est le Premier ministre d’alors Souleymane Ndéné Ndiaye qui, le 19 juin 2010, donnait raison au Quotidien en reconnaissant au micro de la Rts de Fatick, en marge de la cérémonie d’inauguration de la mosquée de Diagane Barga: «Dans le cadre de l’exécution des marchés publics, les procédures prennent du temps. Pour qu’une procédure soit dénouée entre l’appel d’offres et l’exécution des travaux, il peut s’écouler facilement cent cinquante (150) jours sur une année budgétaire qui dure à la limite neuf mois, parce qu’entre la mise en place du budget et la clôture des engagements au mois de novembre, je pense qu’il s’écoule quelques mois. Donc, pour des raisons de procédure administrative, en général, il y a des retards ici ou là en amont parfois pendant l’exécution du projet. A ces retards-là s’ajoute parfois un problème de budget, parce que simplement les procédures n’étaient pas engagées à temps. Tout cela combiné a pu contribuer au retard dans le paiement de ce qui est dû à cette entreprise-là.»
Depuis lors, le programme marche à cloche-pied. Pour rappel, le 18 mai 2007, Habib Sy, le désormais ex-Directeur de cabinet du chef de l’Etat ; alors ministre d’Etat, ministre des Infrastructures et de l’Equipement procédait au lancement du programme de modernisation de Touba, prévu en six composantes : l’élargissement et la construction, l’aménagement paysager et des trottoirs, le drainage et l’évacuation des eaux pluviales et des eaux usées, l’alimentation en eau potable, la réhabilitation, la densification et l’extension des réseaux électriques, et l’éclairage public. Aussi faisait-il remarquer que la priorité sera accordée à l’assainissement des eaux pluviales, la mise en place de galeries techniques et des réservations pour les réseaux des concessionnaires. Ce qui permettra d’éviter la coupure et la dégradation prématurées des routes. Le ministre, à l’époque, indiquait que l’assainissement des eaux pluviales allait être réalisé avec la construction de 43 500m de canaux et de dalots avec des ouvertures. Les eaux seront drainées vers 9 bassins de rétention avec la mise en place d’une mini-station de relevage des eaux pluviales. Ce volet va être connecté à celui des eaux de ruissellement du programme routier. Un système de canalisation à écoulement gravitaire et un autre à écoulement sous pression constitueront l’assainissement des eaux usées. Des conduites de différents diamètres seront ainsi réalisées. Habib Sy disait qu’il était prévu 7 179 branchements domiciliaires, 2 500 bacs à laver, 100 toilettes à chasse manuelle à 2 fosses avec douche puisard et 1 500 fosses septiques à 2 compartiments avec puisard. De même que 10 stations de pompage, une station d’épuration et une station de traitement de boue de vidange. Le réseau électrique devrait être densifié et réhabilité. Les réseaux moyenne et basse tensions seront souterrains dans un rayon d’un km et dans la limite de la première rocade du centre-ville.
C’est cette année que le programme «Touba, ville du futur» devrait connaître son épilogue. Et Wade, son initiateur avait prévu de l’inaugurer en grandes pompes. Malheureusement, ce programme qu’il avait initié après que le regretté Serigne Saliou Mbacké a lancé en direction des talibés mourides un appel pour la construction de la ville. Le marabout avait même injecté 10 milliards. C’est à la suite de cet appel que le chef de l’Etat sortant, en visite à Touba lors du Magal de 2007, avait dit que l’Etat du Sénégal allait moderniser Touba et, pour ce faire, une somme de 100 milliards allait être injectée à raison de 20 milliards par année. Depuis le programme marche à reculons. L’échéance ne pourra pas être respectée. Et pour cause, l’Etat faute d’argent n’a pu honorer ses engagements. Le programme est depuis février 2012 à l’arrêt, faute d’argent. Le personnel de l’entreprise Henan Chine est à l’arrêt technique. Seuls les services du personnel, de la maintenance et du gardiennage travaillent. La raison de l’arrêt technique s’explique par le fait que l’Etat du Sénégal n’a pas honoré ses engagements. Et c’est la 3ème fois qu’il ne les respecte pas vis-à-vis de l’entreprise chinoise. Une première fois, il a fallu que Ibrahima Ndiaye, le directeur de l’Ageroute, fasse un lobbying auprès de son ministre Karim Wade pour que l’argent qui a été ponctionné sur les 20 milliards soit ristourné.
LES COMPOSANTES DU PROGRAMME
Une deuxième fois, c’est le Premier ministre d’alors Souleymane Ndéné Ndiaye qui, le 19 juin 2010, donnait raison au Quotidien en reconnaissant au micro de la Rts de Fatick, en marge de la cérémonie d’inauguration de la mosquée de Diagane Barga: «Dans le cadre de l’exécution des marchés publics, les procédures prennent du temps. Pour qu’une procédure soit dénouée entre l’appel d’offres et l’exécution des travaux, il peut s’écouler facilement cent cinquante (150) jours sur une année budgétaire qui dure à la limite neuf mois, parce qu’entre la mise en place du budget et la clôture des engagements au mois de novembre, je pense qu’il s’écoule quelques mois. Donc, pour des raisons de procédure administrative, en général, il y a des retards ici ou là en amont parfois pendant l’exécution du projet. A ces retards-là s’ajoute parfois un problème de budget, parce que simplement les procédures n’étaient pas engagées à temps. Tout cela combiné a pu contribuer au retard dans le paiement de ce qui est dû à cette entreprise-là.»
Depuis lors, le programme marche à cloche-pied. Pour rappel, le 18 mai 2007, Habib Sy, le désormais ex-Directeur de cabinet du chef de l’Etat ; alors ministre d’Etat, ministre des Infrastructures et de l’Equipement procédait au lancement du programme de modernisation de Touba, prévu en six composantes : l’élargissement et la construction, l’aménagement paysager et des trottoirs, le drainage et l’évacuation des eaux pluviales et des eaux usées, l’alimentation en eau potable, la réhabilitation, la densification et l’extension des réseaux électriques, et l’éclairage public. Aussi faisait-il remarquer que la priorité sera accordée à l’assainissement des eaux pluviales, la mise en place de galeries techniques et des réservations pour les réseaux des concessionnaires. Ce qui permettra d’éviter la coupure et la dégradation prématurées des routes. Le ministre, à l’époque, indiquait que l’assainissement des eaux pluviales allait être réalisé avec la construction de 43 500m de canaux et de dalots avec des ouvertures. Les eaux seront drainées vers 9 bassins de rétention avec la mise en place d’une mini-station de relevage des eaux pluviales. Ce volet va être connecté à celui des eaux de ruissellement du programme routier. Un système de canalisation à écoulement gravitaire et un autre à écoulement sous pression constitueront l’assainissement des eaux usées. Des conduites de différents diamètres seront ainsi réalisées. Habib Sy disait qu’il était prévu 7 179 branchements domiciliaires, 2 500 bacs à laver, 100 toilettes à chasse manuelle à 2 fosses avec douche puisard et 1 500 fosses septiques à 2 compartiments avec puisard. De même que 10 stations de pompage, une station d’épuration et une station de traitement de boue de vidange. Le réseau électrique devrait être densifié et réhabilité. Les réseaux moyenne et basse tensions seront souterrains dans un rayon d’un km et dans la limite de la première rocade du centre-ville.