Programme FMI, dette, inclusion : Ce que retient Alioune Dione de la DPG d'Al Amine Lô


Le ministre de la Microfinance et de l'Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, présent à l’assemblée nationale est revenu, de la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Ahmadou Al Amine Lô, sur les grands axes de cet exercice devant l'Assemblée nationale, insistant particulièrement sur le programme conclu avec le Fonds monétaire international (FMI). Selon le ministre, la question du programme entre le Sénégal et le FMI a constitué « la charnière » de la DPG, dans un contexte marqué selon lui par de nombreuses polémiques et une part de manipulation autour du sujet. Il a estimé que l'intervention du Premier ministre avait permis de clarifier les enjeux liés au traitement de la dette et à la consolidation budgétaire, qu'il présente comme les deux volets essentiels de la déclaration.
 
Alioune Dione est également revenu sur la portée politique de cette DPG, la deuxième depuis l'arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. Il a écarté les interprétations selon lesquelles la démarche engagée avec le FMI traduirait une perte de souveraineté, y voyant au contraire un changement de paradigme et de méthode dans la gestion de la dette, destiné à sortir le pays d'une relation jugée trop prolongée avec l'institution de Bretton Woods et à lui permettre d'accéder à des financements à des conditions plus favorables.
 
Le ministre a par ailleurs mis en avant le bilan de l'année 2026, déclarée année de l'économie sociale et solidaire, citant deux avancées qu'il juge majeures : l'organisation d'une rencontre africaine dédiée au secteur, ayant abouti à la mise en place d'un comité des ministres en charge de l'économie sociale qu'il préside désormais, et la co-présidence, aux côtés du Brésil, du groupe des amis de l'économie sociale et solidaire au sein de l'Organisation internationale du travail (OIT). Il a également évoqué des réformes visant à encourager la labellisation des produits issus de ce secteur, malgré un contexte budgétaire contraint.
 
Concernant le social, notamment le soutien annoncé aux couches vulnérables, le ministre a défendu une politique de « pro-pauvres », citant le doublement des bourses familiales comme preuve que le gouvernement ne s'inscrit pas, selon lui, dans une logique d'ajustement structurel classique. Il a insisté sur l'inclusion financière et économique comme priorité gouvernementale, aux côtés de l'équité sociale et territoriale.
Mardi 8 Septembre 2026
Dakaractu