Procès Khalifa Sall : L'Agent judiciaire Antoine Félix Diome ouvre le bal des plaidoiries


Procès Khalifa Sall : L'Agent judiciaire Antoine Félix Diome ouvre le bal des plaidoiries
Après une semaine d'interrogatoire, de confrontation et d'audition de témoins, le juge Malick Lamotte a sifflé la fin des débats d'audience, dans le cadre du procès Khalifa Sall. Les plaidoiries démarrent ce jeudi, après que le président du tribunal a édifié, à huis clos, sur l'ordre des passages et le temps de plaidoirie de chaque partie.

Pour le clap de début pour les plaidoiries, l'Agent judiciaire le plus connu du pays va prendre la parole en premier. Il s'agit de Antoine Félix Diome, célèbre pour avoir obtenu la condamnation de Karim Wade, pour enrichissement illicite. Sa plaidoirie fera sans doute grincer des dents du côté des avocats de la défense. Leurs nerfs risquent d’être mis à bien plus rude épreuve encore, lorsque le redoutable agent judiciaire ouvre le bal des plaidoiries de la partie civile, dès ce jeudi.

Le représentant de l'État pointera un pli de factures tous plus faux les uns que les autres, pour justifier les dépenses diverses. L'Aje va pointer par ailleurs le fait qu’il y ait besoin de "manœuvres frauduleuses", qui selon lui, saperait la "transparence ou la bonne gestion des biens publics". Antoine Diome ne lâchera rien, argumentant sur tout, faisant allusion aux "faussaires présumés" que sont Khalifa Sall et Cie. Un reproche à peine voilé envers le premier magistrat de la Ville et ses co-prévenus : les fausses pièces justificatives.

Le magistrat ne croit pas une minute à la version du Maire de Dakar, qui dit avoir fait "usage de fonds politiques, plutôt qu'une caisse d'avance". Dans la gestion des fonds de la municipalité, l'Aje va essayer de démontrer que l'édile "ne s'intéressait qu'à lui-même". Le magistrat reviendra sur les fausses factures du Gie Taabaar, qui servaient à décaisser dans la caisse d’avance. Et là, Khalifa Sall peut s’attendre à être malmené.

L'ex-procureur spécial près de la Crei défend la thèse de '' l'association de malfaiteurs, du faux en écriture privée et du détournement de deniers publics. " A l’appui de sa thèse, les fausses factures pour justifier les dépenses diverses de l’ordonnateur Khalifa Sall, l’Agent judiciaire de l’État ne croyant pas un mot de sa version des faits, selon laquelle il est "victime d'un cabale". Quoi qu’il en soit l’Agent judiciaire veut recouvrer des biens de l’État du Sénégal, réclamant ainsi des dommages et intérêts.
Mercredi 14 Février 2018
Dakaractu



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