Pourquoi utiliser un fusil d’assaut lors d’une intervention face à des étudiants ? Cette question a occupé une place centrale dans les débats ouverts le 30 octobre 2026 devant le Tribunal militaire, rapporte L’Observateur. Serigne Moustapha Sané y répond des faits ayant conduit à la mort de Fallou Sène, survenue le 15 mai 2018 à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.
À la barre, le militaire a reconnu avoir fait usage de son arme. Pour expliquer son geste, il a déclaré avoir été confronté à une foule d’étudiants munis de pierres. Selon sa version, son supérieur, le commandant Abdou Diop, aurait fait écran de son corps pour empêcher que la situation ne dégénère davantage.
Le prévenu a affirmé avoir effectué trois tirs de sommation en l’air, sans parvenir à disperser les étudiants, avant de diriger un quatrième tir vers les membres inférieurs de la foule. Une explication vivement contestée par les avocats des parties civiles, Mes Amadou Diallo et Assane Dioma Ndiaye.
Ces derniers ont notamment interrogé le choix de l’arme employée. Ils ont relevé que le militaire disposait également d’un pistolet de calibre 9 mm et ont mis en cause la proportionnalité de l’usage de la force. Pour les conseils des parties civiles, les circonstances invoquées par le prévenu ne suffisent pas à écarter les questions relatives à sa responsabilité.
Le débat s’est également déplacé sur le terrain de l’indemnisation. La famille de Fallou Sène, représentée par son père, réclame 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts. À cette demande s’ajoutent 50 millions sollicités par la Coordination des étudiants de Saint-Louis, soit un total de 250 millions de francs CFA.
D’après L’Observateur, l’agent judiciaire de l’État a contesté le montant demandé par la famille, le jugeant excessif. Cette position a suscité la réaction de Me Amadou Diallo, qui a dénoncé les difficultés rencontrées pour faire reconnaître la responsabilité civile de l’État dans cette affaire.
Autre point soulevé à l’audience : l’évolution de la carrière du militaire. Les avocats des parties civiles ont relevé qu’il avait poursuivi son parcours professionnel jusqu’au grade de capitaine. Ils ont également dénoncé l’absence, selon eux, de suspension ou de sanction disciplinaire après les faits, alors que la famille attend une réponse judiciaire depuis huit ans.
Au terme des débats, le procureur a requis un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. La défense a demandé la relaxe, en invoquant l’état de nécessité.
Le Tribunal militaire a fixé son délibéré au 27 novembre.
À la barre, le militaire a reconnu avoir fait usage de son arme. Pour expliquer son geste, il a déclaré avoir été confronté à une foule d’étudiants munis de pierres. Selon sa version, son supérieur, le commandant Abdou Diop, aurait fait écran de son corps pour empêcher que la situation ne dégénère davantage.
Le prévenu a affirmé avoir effectué trois tirs de sommation en l’air, sans parvenir à disperser les étudiants, avant de diriger un quatrième tir vers les membres inférieurs de la foule. Une explication vivement contestée par les avocats des parties civiles, Mes Amadou Diallo et Assane Dioma Ndiaye.
Ces derniers ont notamment interrogé le choix de l’arme employée. Ils ont relevé que le militaire disposait également d’un pistolet de calibre 9 mm et ont mis en cause la proportionnalité de l’usage de la force. Pour les conseils des parties civiles, les circonstances invoquées par le prévenu ne suffisent pas à écarter les questions relatives à sa responsabilité.
Le débat s’est également déplacé sur le terrain de l’indemnisation. La famille de Fallou Sène, représentée par son père, réclame 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts. À cette demande s’ajoutent 50 millions sollicités par la Coordination des étudiants de Saint-Louis, soit un total de 250 millions de francs CFA.
D’après L’Observateur, l’agent judiciaire de l’État a contesté le montant demandé par la famille, le jugeant excessif. Cette position a suscité la réaction de Me Amadou Diallo, qui a dénoncé les difficultés rencontrées pour faire reconnaître la responsabilité civile de l’État dans cette affaire.
Autre point soulevé à l’audience : l’évolution de la carrière du militaire. Les avocats des parties civiles ont relevé qu’il avait poursuivi son parcours professionnel jusqu’au grade de capitaine. Ils ont également dénoncé l’absence, selon eux, de suspension ou de sanction disciplinaire après les faits, alors que la famille attend une réponse judiciaire depuis huit ans.
Au terme des débats, le procureur a requis un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. La défense a demandé la relaxe, en invoquant l’état de nécessité.
Le Tribunal militaire a fixé son délibéré au 27 novembre.