Présidentielle en France / Duel Macron-Marine Le Pen : Qui des deux candidats aux antipodes programmatiques aura le dernier mot?


Présidentielle en France / Duel Macron-Marine Le Pen : Qui des deux candidats aux antipodes programmatiques aura le dernier mot?
Le premier tour de la présidentielle en  France s’est déroulé ce dimanche en faveur des deux candidats  Emmanuel Macron et Marine Le Pen, respectivement avec 22,7% et 24% des suffrages exprimés. Même s’il s’avère que 26% des voix se sont abstenues, le face à face entre le candidat de La République En Marche et la candidate du Rassemblement National est toutefois inévitable.


 
L’une des principales informations ce dimanche, est ce deuxième tour à l’issue de cette première manche qui a donné provisoirement les résultats suivants : Emmanuel Macron qui obtient 28,1 % contre 23,3 % pour Marine Le Pen d’où leur qualification pour le second tour de l’élection présidentielle prévu le 24 avril prochain. Pour les autres candidats, nous avons Jean Luc Mélenchon, le candidat de La France Insoumise, qui échoue aux portes de la finale avec notamment, 22,2% des voix.  Il faut aussi souligner cette claque du candidat de Reconquête qui obtient 7,2%. La candidate Valérie Pécresse signe aussi une débâcle de même que Anne Hidalgo respectivement avec 4,8% et 1,7% des suffrages. 
Les deux candidats qui étaient au coude à coude en 2017, nous feront revivre le même face à face. Deux candidats aux conceptions programmatiques différentes.  En particulier, concernant la guerre en Ukraine, ces élections présidentielles sont bien scrutées par l’opinion internationale. Que ce soit Marine Le Pen ou encore Emmanuel Macron, c’est l’antagonisme total notamment sur la gestion de cette crise en Ukraine. En effet, chacun a sa propre vision de la gestion de cette crise qui interpelle le monde. La vision du président Français est bien connue sur cette guerre. D’ailleurs, depuis l’invasion Russe en Ukraine, sa position est bien connue notamment dans le cadre de la médiation. Pour Marine Le Pen, certes, elle est pour la négociation et la résolution de ce conflit, mais reste toutefois réservée concernant l'envoi des armes en Ukraine. De plus, elle est contre les sanctions qui, selon elle, impacteraient le pouvoir d’achat des français. Elle est bien une candidate nationaliste au regard de ses différentes interventions sur certaines questions. Elle se bat pour que les lois françaises prennent le dessus sur celles européennes. La candidate d’extrême droite est aussi l’incarnation du refus de la submersion migratoire. D’ailleurs, il est utile de  rappeler sa rencontre avec le Premier ministre ultra-conservateur de la Hongrie, Viktor Orban le 16 octobre dernier mais aussi, son rapprochement du Pis en Pologne. En réalité, la candidate du Rassemblement National était en déphasage avec ceux qui pensent à une Europe des Nations. Une attitude largement différente de celle d’Emmanuel Macron qui est, en effet, Pro-Européen. En réalité, la guerre Russo-Ukrainienne remet bien sur la table, la question de l’unité européenne qui doit probablement interpeller la conscience des voisins européens de la France qui ont les yeux rivés sur ce deuxième tour.
Après l'annonce des premiers résultats, Emmanuel Macron a appelé à faire barrage à l’extrême droite. « Je tends la main à tous ceux qui veulent travailler pour la France. Je suis prêt à inventer quelque chose de nouveau. Ne nous trompons pas, car rien n’est encore joué. Le débat que nous aurons dans les 15 jours à venir est décisif pour notre pays et pour l’Europe », a rappelé Macron ce dimanche, se disant prêt à mettre toutes ses forces pour convaincre les électeurs que le seul projet pour le pouvoir d’achat, est de faire le choix de la France et de l’Europe avec les citoyens.  


Marine Le Pen quant à elle, pense qu’il est utile de faire « un choix de société et même de civilisation ». Elle appelle les français de toutes les contrées à rejoindre le Rassemblement National  pour construire avec enthousiasme et conviction, la victoire le 24 avril prochain. La candidate de l’extrême droite a déjà obtenu le soutien d’Éric Zemmour de Reconquête et de Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout La France.
Valérie Pécresse, candidate des Républicains, appelle, elle, à voter le président sortant. Pour la maire de Paris, Anne Hidalgo, candidate du Parti Socialiste, le soutien au président Emmanuel Macron est un impératif. Jean Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise qui a raté de peu la qualification au second tour, a usé de l'ambiguïté en appelant ses militants à ne pas voter Marine Le Pen même s’il ne dit pas expressément de voter pour le président sortant.


Un premier tour avec une abstention de 26%, conduit une deuxième fois, comme en 2017, les deux candidats aux visions distinctes à un face à face décisif dans les 15 jours à venir.
Lundi 11 Avril 2022
Dakaractu



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