En moins d’une semaine, et à deux reprises, le régime du Président Macky Sall, accusé à tort de falsification et de dissimulation des chiffres de la dette, est lavé à grande eau, d’abord par l’auteur de l’accusation, Ousmane Sonko, ensuite par le Président de la Cour des comptes, Mamadou Faye. Ces deux personnalités, dont les voix font autorité, ont affirmé qu’il n’existe pas de dette cachée. L’aveu étant la reine des preuves, l’affirmation de l’ancien Premier ministre aux micros de RFI et de France 24 clôt définitivement le débat.
L’Alliance Pour la République, dans un texte transmis aux médias, a jugé le comportement de Sonko « sidérant d’irresponsabilité et dangereux pour le Sénégal ». Ce, d’autant qu’il avoue, toute honte bue, que ses déclarations du 26 septembre 2024, selon lesquelles le régime APR avait falsifié les comptes publics, caché la dette et trompé les partenaires internationaux, étaient mensongères et relevaient d’une banale polémique politicienne. Maintenant que la vérité se révèle au grand jour, nous espérons que nos compatriotes qui, manipulés, croyaient encore, en dépit de la force de nos arguments, à cette affaire de dette cachée, accepteront désormais de voir la réalité en face.
Oscar, auteur du plus gros mensonge de l’histoire politique de notre pays, aurait mérité la guillotine, n’eût été le fait que, dans la majorité des États de droit contemporains, la peine de mort a été abolie. Toutefois, son acte de trahison envers l’État et les Sénégalais devrait être passible d’une lourde peine de prison, notamment la réclusion criminelle à perpétuité. Nous ne désespérons pas qu’il soit, un jour ou l’autre, sanctionné à la hauteur du tort qu’il a causé à la Nation. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons choisi de le traquer, sans nous accorder de répit, jusqu’à ce que les juridictions de ce pays s’en saisissent pour lui faire payer sa trahison, que nous qualifierons de crime odieux.
« L’économie est en ruine, avec un encours de la dette qui s’élève à 16 000 milliards de francs CFA et un déficit public qui passe de 840 milliards en avril 2024 à 5 200 milliards en 2026. Les agrégats macroéconomiques sont fragilisés et le Sénégal vit sous perfusion du marché domestique, sous la menace des créanciers et avec un risque accru de défaut de paiement dans les prochaines semaines. Les Sénégalais subissent la faim, l’érosion du pouvoir d’achat, le chômage et l’effondrement de la confiance », dénonce l’APR.
Notre Parlement aurait pu jouer un rôle prépondérant dans cette affaire. Malheureusement, il est sous la coupe réglée de Sonko. Sinon, comme dans tous les pays normaux, une procédure de mise en accusation serait ouverte par les députés, dans l’optique de faire juger par la Haute Cour de justice celui qui a fini de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation.
Pour réussir sa manœuvre, la démarche de Sonko a reposé essentiellement sur un travestissement systématique de la réalité. Un travestissement des faits réels autour desquels il a astucieusement construit une montagne de contrevérités. Il a joué, avec un désarmant aplomb, sur la naïveté, l’ignorance et la crédulité supposée d’une partie de l’opinion publique, en vue de produire des effets politiques massifs. On le voit donc, les amalgames, les confusions volontairement entretenues et grossies à souhait ont naturellement constitué la stratégie de l’ancien Premier ministre. La seule chose qui vaille et qui demeure stable dans son discours, c’est l’émotion et l’aversion. Ce type de propagande, marqué par une forte dose de démagogie, peut fonctionner un temps et prendre quelques naïfs dans son piège, mais il n’est jamais durable.
Alioune Badara COULIBALY
Porte-parole APR