Préparatifs hivernage 2022 à Kolda : amélioration de la production, prévenir le manque d’engrais, cartographie des sols au menu.


Dans le cadre des préparatifs de la campagne agricole 2022/2023, les acteurs se sont réunis pour identifier les besoins. Ainsi, la prévention du manque d’engrais, l’amélioration de la production, ont été menu des débats. Mais également, une cartographie des sols a été présenté par Feed The Future / Dundal suuf pour permettre aux producteurs d’appliquer le type d’engrais selon le type de sol. Et tous ces constats s’inscrivent dans le cadre de l’augmentation des rendements agricoles pour répondre aux besoins des producteurs. Ces techniques de fertilisation des sols vont permettre de repenser l’agriculture pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. 

Pour Brahim Mamadou Ba (DRDR/Kolda), « cette réunion est un des points sur les préparatifs de la campagne agricole. Et de celle-ci, nous sommes censés réfléchir sur la disponibilité de l’engrais pour éviter toute pénurie pendant la campagne agricole. » C’est pourquoi avance-t-il, « nous nous sommes réunis avec les fournisseurs et les utilisateurs d’engrais avec les services techniques pour parer à un éventuel manquement de l’engrais. D’ailleurs, ces derniers jours, on faisait l’identification des besoins comme les surfaces emblavées ont doublé dans la région afin de mieux gérer la question. » Et pour cela, poursuit-il, « nous avons plus mis le focus sur l’urée car nous avions eu des difficultés pour avoir le quota de la région qui tournait autour de 12 mille tonnes. Et dans ce sillage, nous voulons orienter les producteurs vers l’utilisation des engrais organiques… » 

Dans la foulée, aborde Saer Sarr, Coordonnateur du projet Feed the future en Casamance, « on a à cœur la fertilisation des sols au sénégal. Et c’est ce qui fait que nous avons mis le focus sur la mise en place de nouvelles formules d’engrais qui répondent aux carences nutritives des sols, mais aussi aux besoins des cultures. »  Et cette nouvelle formule d’engrais, selon lui, « passe impérativement par une connaissance de nos sols. Et avec l’ISRA nous avons initié cette cartographie pour connaitre la fertilisation de nos sols (forces et faiblesses). Et de ces cartes nous pouvons avancer aujourd’hui le niveau de fertilité des sols dans les différents éléments chimiques qui le composent, notamment le NPK , les oligo-éléments, de l’acidité et des matières organiques des sols. » 

Globalement, cette étude a montré des sols carencés en éléments majeurs (NPK) à des niveaux différents. Et toute formule nouvelle que l’on doit développer doit pouvoir se baser sur cette carte pour corriger les carences en éléments majeurs rencontrés, selon lui. Pour la Casamance, il précise : « on a noté une dose acceptable de matières organiques, mais si on continue l’exploitation sans régénérer nos terres, nous allons avoir le même cas que dans la zone nord carencée en matière organique... » 

Mercredi 27 Avril 2022
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Twitter



Dans la même rubrique :