Préparatifs de la Tabaski à Kolda : Cherté des moutons et de l’aliment de bétail, absence de financements, points de vente pas encore bien fournis…


Préparatifs de la Tabaski à Kolda : Cherté des moutons et de l’aliment de bétail, absence de financements, points de vente pas encore bien fournis…
À quelques deux semaines de la fête de Tabaski, les différents points de vente ne sont pas encore bien fournis en moutons. Sur place, il n’y a que la race dite « nadama » éparpillée un peu partout à des prix exorbitants. Et en plus de cela l’aliment de bétail coûte cher, ce qui est loin d'arranger les affaires. Les prix du mouton varient entre 80 mille et deux cent mille pour le moment. C’est pourquoi, ce n’est pas le grand rush et les clients sont rares. Sur les lieux, il n’y a seulement que les éleveurs regroupés par petits groupes qui font du thé en attendant d’éventuels clients.  

Le plus grand point de vente de la commune est souvent inondé pendant la saison des pluies rendant son accès très difficile. Cette situation délétère s’explique aussi par le manque de financement des éleveurs, renseigne notre source. 

Pour l’heure, les éleveurs mauritaniens et maliens ne sont pas encore arrivés. Et ce sont ces derniers généralement qui inondent le marché et permettent aux couches vulnérables d’avoir le mouton de Tabaski. Leur retard serait dû à la pluie. 

Babacar Diané, adjoint au président du foirail explique : « cette situation délétère s’explique par notre manque de financements et les étrangers ne sont pas encore venus. Nous avons remboursé notre prêt de l’année passée et nous attendons toujours nos financements. Pour cette année, nous avons donné notre apport auprès des banques mais on n’attend toujours la réponse. Cela nous inquiète et nous retarde. Nous voudrions que l’État nous vienne en aide pour faciliter notre financement afin que les populations puissent avoir le mouton… » 

En ce qui concerne l’aliment du bétail, le foin est à 2.000 f cfa le sac, le « ripass » à 8.000 f l’unité, le kg de mil et de maïs à 250 f. Pour les éleveurs ces prix sont élevés par rapport à leurs  capacités financières. 

Ballé Ba est un éleveur trouvé au foirail qui reconnait la cherté des moutons. À ce titre, il précise : « on ne peut pas nourrir une bête pendant des mois et la vendre à un prix très bas surtout avec la cherté de l’aliment. » Ce dernier de poursuivre : « le foirail est exigu pour tous les éleveurs, nous manquons d’eau et de l’électricité pour le moment. Et plus étonnant encore, nous nous entassons dans un seul bâtiment avec tous les risques liés à la covid-19. Nous voudrions qu’un remblayage soit fait au niveau de cet endroit pour permettre aux clients d’accéder à l’intérieur. » 

D’après nos renseignements, les forces de l’ordre vont dorénavant procéder à des patrouilles nocturnes pour sécuriser le secteur...


Dimanche 4 Juillet 2021
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Twitter



Dans la même rubrique :