Pour un système sanitaire souverain : Guy Marius Sagna souligne la pertinence de l'autonomie monétaire face au Covid-19.


Durant son passage dans l'émission "Grand Jury" sur la RFM, l'activiste Guy Marius Sagna a été interpellé sur le coronavirus qui a fait aujourd'hui, dans le monde plusieurs milliers de morts.

Selon le membre de FRAPP, qui estime que 80% du budget servant à vacciner nos enfants nous viennent de l'extérieur, " l'importance est que, tout en luttant contre le Covid-19, il faut avoir cette vision futuriste faisant recours à un système qui nous est propre et qui est financé par notre propre monnaie". D'où l'importance du combat pour la souveraineté monétaire qu’il compte poursuivre sans aucune forme de pause. La prospective, selon GMS, c'est aujourdhui et ne pas attendre l'après Coronavirus.

"Ceux qu'on appelle les pays les plus grands, ce sont des capitalistes qui mettent le profit devant la vie humaine. Nous dès lors, nous devons avoir un autre système", proposera Guy Marius Sagna faisant allusion à cette fraternité et cet esprit d'entre-aide entre les pays africains pour sortir de ces difficultés qui ont longtemps rongé le continent. Il dira même, que le monde est dans une période charnière où "il ne faut pas être animé par l'appât du gain, mais plutôt se réunir pour mettre en place des armes collectives suffisamment fortes pour pouvoir endiguer les fléaux qui nous envahissent... Actuellement, avec ce qui se passe dans le monde, les pays qui ont le moins de problèmes face au coronavirus, sont ceux qui ont une banque centrale capable d'injecter beaucoup d'argent dans l'économie. On peut citer l'exemple du Japon, de la Chine etc...
C'est tout à fait le contraire en Europe avec des banques rigides qui ne peuvent même pas venir en aide un pays comme l'Italie ou l'Espagne."

Selon le membre de FRAPP, cette crise doit nécessairement nous pousser à tirer les bonnes leçons. L'Afrique ne peut pas continuer avec ce système capitaliste mondialisé et le système néocolonial.

La question importante soulignée par GMS est de savoir : "Si ces pays qui sont appelés, 'grands pays', coupaient les ponts à l'Afrique parce qu'aujourd'hui, ils se trouvent dans des difficultés, qu’allons-nous faire? Qu'allons-nous devenir ? D'où l'importance, en tant qu'Africains, de penser à notre souveraineté alimentaire, monétaire en se serrant les coudes et de prôner la fédération des pays africains..."
Dimanche 29 Mars 2020
Dakaractu



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