Pour avoir financé le projet de train express Dakar-Aibd : La France impose un gré à gré de 3.205.450 euros pour une société française

Les financements de la France aux entreprises Françaises ! Telle semble être la nouvelle politique de François Hollande même quand la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) et l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) sénégalaises s’opposent à la procédure.


Pour avoir financé le projet de train express Dakar-Aibd : La France impose un gré à gré de 3.205.450 euros pour une société française
Alors que des entreprises nationales qualifiées pouvaient réaliser le marché, l’assistance à la maitrise d’ouvrage en vue de la mise en œuvre du projet de train express Dakar-Aibd a été filé sans le moindre appel d’offres au Français Systra dont une partie du capital est contrôlé par les groupes Bnp Paribas et Sncf.
Montant : 3.205.450 euros, soit 2.095.992.832 F Cfa. A vrai dire, tout indique que les autorités sénégalaises ont subi une pression discrète de la France pour agir ainsi et faire un forcing à laquelle s’est opposée la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) alors que l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), muselée par lettre-directive, n’a pu que constater le fait.
En effet, la Dcmp a refusé de cautionner le projet d’entente directe par lettre numéro 006591/Mefp / Dcmp/64 du 04 décembre 2014. Le contrôleur à postériori des marchés estimait que l’urgence impérieuse invoquée pour passer un gré à gré n’était pas justifiée. Une position partagée par l’Armp, saisie par arbitrage.
Cependant, Saer Niang, son Directeur, et les membres du conseil ont dû, tout en réitérant les arguments de la Dcmp, donné suite à la requête puisque liés par lettre-directive en date du 16 décembre 2014. Le seul argument brandi pour justifier le choix porté sur l’entreprise française, au- delà du débat sur «l’urgence impérieuse» invoquée, est qu’elle a réalisé l’étude de faisabilité du développement du transport ferroviaire de la banlieue Dakar- Bargny pour le compte du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud).
Mais, la vraie raison n’est-elle pas que l’Agence française de développement (Afd) qui finance le projet a écrit au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan pour avertir que les fonds ne seront plus disponible si les études n’ont pas commencé au plus tard le 31 décembre 2014 ? 



Libération
Mercredi 24 Décembre 2014
Dakaractu




1.Posté par ACCESS le 24/12/2014 14:06
C’est plus que grave et désolant pour notre pays que la France dicte encore qui doit faire quoi dans ce pays ! Où est la fameuse rupture ? Notre bureau d’études ACCESS-Technologies capable de réaliser ce genre d’études ferroviaires est ainsi laissé en rade, sans appel d’offres, de même que beaucoup de cabinets sénégalais, aptes à réaliser des études géologiques, géotechniques, topographiques, d’impact environnemental et social, hydrologiques et d’assainissement, etc. Nous sommes par exemple en train de gérer avec succès la modernisation du réseau ferroviaire voyageurs de PRASA en Afrique du Sud. Pourquoi l’état sénégalais ne nous confie-t-il pas de telles tâches ? Nous connaissons bien Systra, pour avoir (entre autres) eu à travailler avec eux pour le TGV taïwanais et à rejeter (pour le compte de l’ANESRIF – organisme algérien de gestion des investissements ferroviaires) ses études SCADA de traction électrique avec Alstom dans le cadre de la modernisation PEBA (Projet d’Electrification de la Banlieue Algéroise). Ce n'est pas tout à fait ce qui se fait de mieux en ingénierie ferroviaire dans le monde ! De plus, ce n’est pas un cabinet complètement indépendant des fournisseurs et potentielles entreprises soumissionnaires (françaises) ainsi que des opérateurs ferroviaires comme la RATP. Nous allons nous y opposer via la DCMP et l’ARMP et souhaiterions le soutien des patriotes sénégalais.

Nous tenons à préciser aussi que les gens qui négocient ces contrats pour le Sénégal ne maîtrisent pratiquement rien du sujet, des différentes prestations à fournir et de leur valeur sur le marché ferroviaire international.

Dans la plupart des pays émergents, il est impossible à une entreprise étrangère de gagner un marché sans la participation de partenaires locaux. C’est le cas presque partout en Asie mais aussi en Afrique du Sud par exemple. Le code des marchés algérien impose la préférence nationale au moyen de critères d’évaluation précis de l’offre technique de chaque groupement. Il y est quasiment impossible de passer sans des partenaires algériens.

Les articles 50 et 51 du nouveau code des marchés publics de septembre 2014 relatifs aux régimes préférentiels constituent une petite amélioration par rapport au code précédent, mais ils sont non seulement mal écrits (conditions d’application, demande à faire par le soumissionnaire local dans son offre avec tous les justificatifs…) mais aussi pas assez incitatifs pour faire correctement participer les entreprises sénégalaises aux marchés publics.

2.Posté par mbargou le 24/12/2014 14:33
C'est ça avec les français leurs financement sont assujetties à la condition tacite que leurs entreprises gagnent les marchés. Kou la abal beut fou ko neex ngay xool

3.Posté par Corinne DANOU le 25/12/2014 13:23

La France n'a peut être pas tort. Au moins nous sommes certains que l'argent n'ira pas dans les poches de nos intègres hommes politiques.


4.Posté par Ndiouffa le 25/12/2014 14:24
Avec ce train Dakar Aéroport AIDB donné à SYSTRA, le terminal vraquier du Port de Dakar donné à ECOTRANS, le monopole de TOTAL sur l'Autoroute à péage, l'extension de l'Autoroute à péage par EIFFAGE...MACKY SAMM est devenu le GARANT d'un retour en force des Entreprises françaises au Sénégal.
Au plan politique et diplomatique, il veut prendre la place de Compaoré dans le coeur des français !
Ce ne se passerait jamais comme cela avec le Président Abdoulaye WADE ! Pauvres Sénégalais ! Pauvre Sénégal !

5.Posté par liba le 31/12/2014 08:40
Restez là à piailler, pensant que vos entreprises boutik bagg vont gagner des marchés financés par un pays étranger qui a besoin de faire travailler ses entreprises.

6.Posté par nononoonn le 26/02/2015 14:22
L'expérience et l'expertise sont très importantes a ce niveau de compétition. Il faut continuer d'apprendre, malheureusement les chinois se sont réveiller plus tôt que nous.



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