Potentiels leviers de croissance économique : l’ANSTS réunit des experts autour d’une séance académique


Potentiels leviers de croissance économique : l’ANSTS réunit des experts autour d’une séance académique
L’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS) a organisé ce 29 Octobre une séance académique virtuelle pour traiter différentes thématiques. Parmi ces thématiques, « les métaux rares et leur importance stratégique dans les transitions technologiques », traité par le Professeur Mouhamed Fadel Niang, Directeur de l’Institut supérieur d'Enseignement professionnel (ISEP) de Thiès.
 
« L’implication des universités dans les recherches »
 
 
Lors de son exposé, le professeur a fait le tour des métaux pour mettre les différentes parties prenantes dans le bain du thème. Du fer (Fe) au palladium (Pd) le professeur est revenu sur l’importance des métaux dans l’industrie économique. Il déclare par ailleurs que la Chine est le principal détenteur des métaux rares. En terme d’enjeux, les ressources (métaux) sont sujettes à des risques d’approvisionnement,  nous fait-il comprendre. La matrice de classement des matières premières montre que lors de l’extraction et du raffinage des terres rares des éléments toxiques sont rejetés dans l’environnement. Ils ont une importance dans l’utilisation industrielle mais elle connaît à ce jour des vagues innovatrices dans la transition. Le professeur Niang nous apprend que cela impacte directement dans la durabilité de production de ressources radicales, biomimétisme, chimie verte, écologie industrielle, et les énergies renouvelables. « Si nous avons pu avoir des téléviseurs et des smartphones de plus en plus sophistiqués, il en va de la technologie liée aux métaux », c’est le cas du minerai titanifère zircon de Diogo à Thiès.
Le data center de Diamniadio vient également soutenir la thèse du professeur avec l’utilisation du supercalculateur des universités intelligentes.
Il est illustré dans cette thématique, le classement des entreprises les plus innovantes au monde avec Apple en tête du tableau. « À l’horizon 2050, 50% des matières premières non encore exploitées industriellement seront obsolètes et 60% des métiers actuels n’existeront plus », nous confiera le professeur Niang pour finir.
 
 
 
 
« L’impact des sciences dans le quotidien : la géométrie différentielle au cœur du développement »
 
Dans la même dynamique de partage de connaissances, le professeur Hamidou Dathe, directeur de l’école doctorale Mathématiques et informatique de l’UCAD a développé le thème de « la géométrie différentielle et ses applications ». Au cours de son exposé le professeur Dathe est revenu en détails sur les sciences mathématiques et le côté esthétique au-delà du côté intellectuel avant de faire un focus sur la géométrie et la topologie différentielle.
Une branche qui mélange la géométrie, l’analyse et la topologie. Les méthodes de la cartographie sont brièvement effleurées lors de cette présentation. Selon le professeur Dathe, la notion de variétés apparaît comme un moyen de cartographier des espaces. La notion de vecteur tangent pourrait alors être une solution pérenne aux formes volumes. La théorie des cordes est également traité par le professeur lors de cette conférence virtuelle. « Le Sénégal doit innover et dans la même mouvance l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) est en train de jouer un rôle crucial dans le développement du pays en statuant dans la mutualisation des recherches ».
 
 
« Agriculture en Afrique »
 
C’est le professeur Ousmane Thiaré, recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis qui a traité le dernier thème de la conférence virtuelle. « Transformation de l'agriculture en Afrique par l’IoT et le big data » dont l'essence est l’agriculture en Afrique.
Il s’agit là de définir les références des terres arables qui pour les 1/4 se trouvent en Afrique. Au cours des deux dernières décennies, l’Afrique a connu la croissance la plus rapide sur le marché mondial des télécommunications et des études ont montré que les TIC jouent un rôle important dans le développement d’un pays notamment dans le secteur agricole. La transformation de l’agriculture repose dès lors sur la création de plateformes numériques par les petits exploitants qui leur permettra d’accéder facilement à l’information pour le renforcement de l’économie.
L’écosystème WAZIUP créé par le professeur Thiaré apparaît lors de cette séance comme une solution pour l’adaptation des agriculteurs africains dans le traitement et le développement de l’agriculture.
Selon le professeur Thiaré, la collecte de données peut apparaître comme une voie sûre qui peut mener l’agriculture à un haut niveau dans le développement du pays. C’est dire que le développement est lié dans tous les cas au numérique.
 
Ce débat d’échanges entre experts évoluant dans différents domaines d’activités a convergé dans le même sens à savoir celui de la recherche et de l’innovation. Il apparaît plus ou moins évident que les forces intellectuelles et expérimentées réunies pourraient occasionner sans nul doute des changements positifs majeurs dans tous les bouchons qui handicapent l’économie africaine et le développement du continent.
 
 
Samedi 30 Octobre 2021
Dakaractu



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