Podor / Crue du fleuve Sénégal : Les populations de l’île à Morphil dans le désarroi


Jusqu’ici c’étaient les fortes pluies notées ces dernières semaines avec leur cortège de malheurs, qui avaient fini de créer la psychose chez la société insulaire. Mais depuis quelques semaines, c’est la montée des eaux de la crue combinée à l’avancée du fleuve Sénégal qui hante le sommeil des populations locales. Aujourd’hui, nombreuses sont les populations situées dans la partie enclavée de l’ile à morphil, qui ne savent plus où donner de la tête. En cause dans les villages de CasCas, Saldé, Wassétacké, Barobé Diakel, Wallah, Diaranguel, N’Gouye et TounFndégandé, la distance séparant ces maisons situées dans ces différentes localités, du fleuve Sénégal n'est éloignée que d’une dizaine de mètres. Une situation qui a fini d’inquiéter ces insulaires, au quotidien, dans la plus grande psychose.

D’ailleurs dans ces localités, les concessions peuvent à tout moment être emportées par la furie des eaux du fleuve Sénégal. Un fleuve dont la forte avancée de l’eau, si des dispositions ne sont pas prises, peuvent créer à tout moment la catastrophe. Si c’est vrai que depuis quelques années, la pluie n’était pas au rendez-vous et que la crue était absente au point que les populations avaient réclamé des vivres de soudure pour faire face aux intempéries, cette année c’est tout à fait le contraire de ce qui a été vécu. Aujourd’hui, selon bon nombre de notabilités religieuses, la situation vécue cette année ressemble bien à celle des années 2000, où les pluies hors saison avaient fait périr bon nombre du cheptel et tué beaucoup de vie humaines. En effet, la quasi-totalité des villages du Fouta, surtout celles de l’ile à Morphil sont ceinturées par les eaux de crue. Une situation qui fait que les populations éprouvent d’énormes difficultés pour se déplacer. 

L’autre inquiétude de ces insulaires est que dans les villages, plus d’une vingtaine de cimetières risquent d’être emportés par cette crue, qui n’est distante des tombes qu’à moins d’une dizaine de mètres. En sus des quais réclamés par les populations, ces dernières exigent des ouvrages aptes à freiner l’avancée des eaux ... 
Samedi 3 Novembre 2018
Dakaractu



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