La progression des liquidités ne se traduit pas automatiquement par davantage de prêts aux entreprises et aux ménages. C’est le constat qui ressort des données du Bulletin du secteur financier du ministère de l’Économie, présentées par L’Observateur.
Selon les chiffres rapportés, la masse monétaire est passée de 11 568,4 milliards de FCFA à la fin de décembre 2025 à 11 834,5 milliards à la fin de mars 2026. Cette évolution représente une hausse d’environ 266,1 milliards de FCFA, soit 2,3 % en trois mois. Sur la même période, les crédits bancaires ont diminué de 3 %, avec une réduction de leurs encours de 539,3 milliards de FCFA.
Cette divergence est au cœur des explications fournies au quotidien par les économistes Seydou Bocoum et Ibrahima Kaba. Le premier invite à distinguer la liquidité disponible dans le système financier de la création effective de crédit. Une banque disposant de ressources supplémentaires peut choisir de les placer dans différents actifs plutôt que de les prêter à une entreprise.
Le risque de défaut, les incertitudes sur la solvabilité des emprunteurs, les exigences prudentielles et les perspectives de rentabilité interviennent dans ces arbitrages. Selon l’analyse rapportée, les établissements peuvent privilégier les titres publics, les placements interbancaires ou les réserves auprès de la Banque centrale.
Ibrahima Kaba relève ainsi que les ressources disponibles sont principalement orientées vers trois destinations : les titres publics, les réserves à la BCEAO et le marché interbancaire. Les obligations publiques peuvent notamment présenter, aux yeux des banques, un rapport entre rendement et risque plus attractif que certains crédits au secteur privé.
L’Observateur indique à ce sujet que le rendement moyen pondéré des obligations publiques atteignait 7,15 % au premier trimestre 2026, contre 7,39 % au trimestre précédent. La baisse de ce rendement ne suffirait pas, selon les analyses citées, à détourner les banques de ces placements.
La situation des institutions de microfinance apparaît différente. Le quotidien rapporte une progression de leurs encours de crédits à 878,5 milliards de FCFA, soit une hausse de 3,4 % sur le trimestre et de 10,8 % sur un an. Leurs dépôts atteignent, de leur côté, 640,8 milliards de FCFA, en augmentation annuelle de 8,5 %.
Pour les économistes interrogés, l’enjeu dépasse donc le seul volume de monnaie disponible. Il concerne la capacité du système financier à transformer ces ressources en investissements, en activité productive et en financement des petites et moyennes entreprises.
Une économie peut ainsi disposer de liquidités abondantes tout en laissant une partie de ses acteurs confrontés à des difficultés d’accès au crédit. À travers ces chiffres, L’Observateur souligne surtout la question de l’affectation des ressources : vers quels usages vont-elles, et dans quelle mesure soutiennent-elles effectivement l’économie réelle ?
Selon les chiffres rapportés, la masse monétaire est passée de 11 568,4 milliards de FCFA à la fin de décembre 2025 à 11 834,5 milliards à la fin de mars 2026. Cette évolution représente une hausse d’environ 266,1 milliards de FCFA, soit 2,3 % en trois mois. Sur la même période, les crédits bancaires ont diminué de 3 %, avec une réduction de leurs encours de 539,3 milliards de FCFA.
Cette divergence est au cœur des explications fournies au quotidien par les économistes Seydou Bocoum et Ibrahima Kaba. Le premier invite à distinguer la liquidité disponible dans le système financier de la création effective de crédit. Une banque disposant de ressources supplémentaires peut choisir de les placer dans différents actifs plutôt que de les prêter à une entreprise.
Le risque de défaut, les incertitudes sur la solvabilité des emprunteurs, les exigences prudentielles et les perspectives de rentabilité interviennent dans ces arbitrages. Selon l’analyse rapportée, les établissements peuvent privilégier les titres publics, les placements interbancaires ou les réserves auprès de la Banque centrale.
Ibrahima Kaba relève ainsi que les ressources disponibles sont principalement orientées vers trois destinations : les titres publics, les réserves à la BCEAO et le marché interbancaire. Les obligations publiques peuvent notamment présenter, aux yeux des banques, un rapport entre rendement et risque plus attractif que certains crédits au secteur privé.
L’Observateur indique à ce sujet que le rendement moyen pondéré des obligations publiques atteignait 7,15 % au premier trimestre 2026, contre 7,39 % au trimestre précédent. La baisse de ce rendement ne suffirait pas, selon les analyses citées, à détourner les banques de ces placements.
La situation des institutions de microfinance apparaît différente. Le quotidien rapporte une progression de leurs encours de crédits à 878,5 milliards de FCFA, soit une hausse de 3,4 % sur le trimestre et de 10,8 % sur un an. Leurs dépôts atteignent, de leur côté, 640,8 milliards de FCFA, en augmentation annuelle de 8,5 %.
Pour les économistes interrogés, l’enjeu dépasse donc le seul volume de monnaie disponible. Il concerne la capacité du système financier à transformer ces ressources en investissements, en activité productive et en financement des petites et moyennes entreprises.
Une économie peut ainsi disposer de liquidités abondantes tout en laissant une partie de ses acteurs confrontés à des difficultés d’accès au crédit. À travers ces chiffres, L’Observateur souligne surtout la question de l’affectation des ressources : vers quels usages vont-elles, et dans quelle mesure soutiennent-elles effectivement l’économie réelle ?