Pikine :Les policiers de la Dic tirent des coups de feu, deux malfaiteurs blessés

La situation était confuse aux premières heures de la matinée d’hier mercredi, aux abords de l’hôpital de Pikine où des éléments de la Division des investigations criminelles ont dû faire usage de leurs armes à feu pour neutraliser deux malfaiteurs.


C’était la panique à l’hôpital de Pikine situé dans le camp militaire de Thiaroye. Hier mercredi aux premières heures de la matinée, des coups de feu tirés par des éléments de la division des investigations criminelles (Dic) ont perturbé la quiétude des lieux. Sur l’origine de ces coups de feu, des informations recueillies sur place font état de l’irruption brusque aux abords de l’hôpital, de deux malfaiteurs dont l’un était armé d’une bombe neutralisante. Les deux malfaiteurs seraient sur les lieux, nous dit-on, pour tenter de faire libérer un de leurs complices, blessé et interné dans cet hôpital sous une étroite surveillance de la police. Leur plan vite déjoué par la Dic, l’un des malfaiteurs a tenté de prendre la clé des champs, en escaladant le mur qui sépare l’hôpital de Pikine de la salle de garde du «poste de sécurité-Sud » du camp militaire de Thiaroye. La tâche n’était pas aisée, car le voyou a été vite pris en chasse par un soldat qui assurait la garde nocturne. Pour échapper à la sentinelle qui était de faction, le malfaiteur n’a alors pas hésité à faire usage de sa bombe neutralisante. Rendu groggy par l’effet du gaz, la sentinelle a pu compter sur l’appui d’un de ses frères d’arme et ensemble ils ont pu neutraliser le malfaiteur pendant que son complice faisait face aux éléments de la division des investigations criminelles. Un face-à-face musclé au cours duquel «un policier a été blessé», selon les témoins, obligeant ainsi les éléments de la Dic, à leur tour, à faire usage de leurs armes à feu pour neutraliser le malfaiteur. «N’eût été le professionnalisme des éléments de la Dic, le pire serait arrivé. Ils ont soigneusement évité de tirer en direction de l’hôpital», assure une dame encore sous le choc. Les deux malfaiteurs, dont l’un grièvement blessé par balle, ont été finalement neutralisés. Leur complice qu’ils tentaient de libérer, a pour sa part été extirpé de la cabine 12 où il était interné, avant d’être conduit en un lieu plus sûr.
Jeudi 18 Octobre 2012
Lobservateur